Depuis New York, le président de la République a réitéré sa détermination à imposer la paix prioritairement dans la partie Est du pays. Plus de 20 ans après, les deux provinces du Nord Kivu et celles de l’ex Province Orientale sont la poudrière de la République démocratique du Congo.
D’un ton ferme, le chef de l’Etat, dans un entretien accordé à deux médias français depuis New York où il est allé participer à la 74ème session de l’Assemblée générale de l’Onu, soutient que sa priorité est de « rétablir la paix » dans l’Est devenue, selon lui, « un enfer » aujourd’hui alors qu’il était, hier, « le grenier de la République ».
« Je ne peux pas me sentir chef de l’Etat et accepter cette situation », a martelé Félix Tshisekedi parlant de la priorité de rétablir la paix dans les deux Kivu et les régions environnantes. Et pour ce faire, Félix Tshisekedi est pour le maintien, encore pour quelques temps, des casques bleus de la Monusco censées venir en appui logistique des Forces armées de la République démocratique du Congo.
La paix dans cette région de la RDC est d’autant impérieuse que cela conditionne le développement même de tout le pays. Il est illusoire de penser que le Congo Kinshasa peut se remettre durablement sur les rails du développement tant que des groupes armés sèment la mort et pillent les richesses du pays dans au moins 5 provinces congolaises.
Le Chef de l’Etat l’a compris et entend s’employer à pacifier le pays afin d’amorcer le développement économique mais surtout améliorer significativement les conditions de vie des populations congolaises. Dès lors, imposer la paix dans l’Est et sur l’ensemble du territoire national reste une condition sine qua non pour l’émergence de la RDC. 59 ans après l’indépendance nationale, les Congolais sont un des rares peuples au monde à vivre pauvre sur un territoire riche. Pour vider ce paradoxe, il faut commencer par pacifier l’Est et ses environs.
Le Président Félix Tshisekedi séjourne aux États-Unis depuis ce dimanche
Arrivé à New York depuis le dimanche dernier, le Président Félix Tshisekedi va séjourner aux États-Unis pendant une semaine. Avec un agenda très chargé, il sera au début de cette semaine aux Nations-unies où il prendra la parole, jeudi 26 septembre aux alentours de midi [17 heures, heures de Kinshasa] à la tribune de sa 74ème Assemblée générale.
Le Président Félix Tshisekedi devrait aussi rencontrer à New York, renseignent ses services de communication, des nouveaux investisseurs. En fin de semaine, indiquent la Présidence, le chef de l’Etat se rendra au Centre pour le contrôle et la prévention des maladies à Atlanta, en compagnie du ministre de la santé, Docteur André Eteni Longondo, où il devrait évoquer l’épidémie de la maladie à virus Ébola qui sévit en Ituri, au Nord-Kivu ainsi qu’au Sud-Kivu.
L’agenda du chef de l’État prévoit également, en marge de son séjour officiel sur le sol américain, un tête-à-tête avec le président de la Banque mondiale, David Malpass.
Le dimanche, à une réunion conjointe organisée par les Nations-Unies et la Banque africaine de développement (BAD) avec les chefs d’État et de gouvernement des pays africains. « Cette rencontre de haut niveau est l’occasion d’examiner les stratégies et les approches pour accélerer la mise en oeuvre des Objectifs de Développement Durable en Afrique », indique la Présidence de la République sur son compte Twitter.
Avant d’arriver sur le sol américain, le Président Félix Tshisekedi venait d’effectuer un séjour officiel en Belgique où il s’était entretenu avec le Roi Philippe, le Premier ministre Charles Michel et plusieurs investisseurs belges. À l’issue de son entretien avec le chef de l’État, Jean-Claude Juncker avait déclaré que « l’Union européenne est en phase avec la RDC », estimant que le successeur de Joseph Kabila « porte les espoirs de Bruxelles dans ce grand pays d’Afrique ».
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