RDC-Grand Katanga : plus de 5 000 militaires toujours présents dans les sites miniers malgré l’ordre de Félix Tshisekedi (Justicia ASBL)

L’organisation de défense des droits humains Justicia ASBL alerte sur la persistance de la présence militaire dans les concessions minières du Haut-Katanga et du Lualaba, malgré l’ordre de démilitarisation donné par le président Félix-Antoine Tshisekedi.

Dans une enquête publiée le jeudi 29 octobre, elle estime à environ 5 000 le nombre d’hommes en uniforme encore déployés dans les sites miniers du Grand Katanga, une situation qui, selon elle, entrave notamment les activités d’exploitation minière artisanale.

Les observations de l’organisation font état de la présence de plusieurs unités des forces de défense et de sécurité, notamment des éléments de la Garde républicaine, de la 22e région militaire, du centre de formation Mura, de l’auditorat militaire ainsi que de la police.

« Aujourd’hui, selon les observations faites par Justicia, il se trouve à peu près 5 000 militaires sur les sites miniers à travers la vaste étendue du Grand Katanga. Parmi ces militaires, une place de choix revient notamment aux éléments de la Garde républicaine, qui constituent le groupe le plus nombreux. Ils sont suivis par les éléments de la 22e région militaire et ceux de l’auditorat militaire, sans compter, bien sûr, les effectifs de la police », a déclaré Timothée Mbuya, coordonnateur de Justicia ASBL.

Au Lualaba, des hommes armés occuperaient plusieurs carrières situées dans la concession de Boss Mining, notamment à Kakanda Nord, Mupampala, Kiona 2, Mokondo, Kiwana, Kimpese et Menda.

La situation serait également préoccupante dans la concession de Comide, où 80 % d’une superficie de 34 kilomètres seraient occupés par des militaires, particulièrement à Kisankala et Kamasani. Certains déploiements auraient été effectués sur décision de la justice militaire.

L’organisation dénonce également l’implication présumée de ces hommes en uniforme dans l’exploitation minière industrielle et semi-industrielle, sous la tutelle d’« individus politiquement exposés », dont des membres de la famille présidentielle et des dignitaires du régime.

« Les unités de défense et de sécurité n’ont aucune compétence pour s’immiscer dans l’exploitation minière artisanale ou industrielle », a rappelé Timothée Mbuya.

 


Yabiso News / Provinces26rdc.com

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