RDC-Haut-Uele : deux taxes à la base des tensions entre la FEC et la mairie d’Isiro

La mairie d’Isiro dans la province du Haut-Uele et la Fédération des entreprises du Congo (FEC) dans cette ville ne s’accordent sur la perception de deux taxes : celle sur la location des échoppes au marché public urbain et la taxe sur le stationnement dans les parkings publics.

Les boutiques et magasins sont fermés depuis lundi dernier sur ordre de la Fédération des entreprises du Congo Haut-Uele. Ces boutiques et magasins avaient été initialement fermés par la mairie d’Isiro pour insolvabilité de loyer.

Selon certaines sources locales, certains propriétaires des boutiques et magasins et se sont acquittés de leurs obligations et ont été autorisés à les rouvrir. Mais ils en ont été empêchés par la FEC.

Cette démarche de la FEC est menée pour contraindre le maire d’Isiro à négocier avec les entrepreneurs sur des taxes imposées.

« La population ne sait pas ce qu’une échoppe. C’est un petit local où l’on exerce dans les marchés urbains. Ce sont des échoppes construites par la ville qui sont données au commerçant qui paye la location à cet effet. Mais si vous voyez dans la nomenclature de la mairie, il y a plusieurs catégories d’échoppes. Même des entrepôts sont des échoppes, les stations sont des échoppes. C’est déjà un problème de textes. Le maire a éclaté ça en plusieurs catégories. Il y a des gens qui payent 125.000 francs congolais, d’autres 300.000 francs congolais, d’autres 380.000, … », s’indigne le premier président de la FEC /Haut-Uele, Jean-Martin Mago.

Il recommande des échanges avec le maire d’Isiro pour envisager des solutions durables.

Le maire d’Isiro n’a pas été joignable pour donner sa version des faits.

Haut-Uele : reprise des activités socio-économiques après 4 journées ville morte à Isiro

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Les activités économiques ont repris ce vendredi 31 mai 2024 à Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele, une reprise timide après quatre jours d’inactivité sur l’ensemble de la ville.

Les opérateurs économiques ont décrété un mouvement de grève, dénonçant le scellage d’une centaine de boutiques, magasins et dépôts par la mairie pour non-paiement d’une taxe annuelle que la Fédération des entreprises du Congo (Fec) et la Fédération nationale des artisans, petites et moyennes entreprises du Congo (Fenapec) qualifient de non-conventionnelle sur la location des échoppes, à hauteur de 125.000 et 380 000 francs congolais.

 

Radio Okapi/Provinces26rdc.com

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