RDC-Inondations dans le Tanganyika : 28 000 ménages des déplacés recensés (Officiel)

Plus de 28 000 ménages des déplacés sont recensés à la suite des inondations provoquées par la montée des eaux du lac Tanganyika, a indiqué le gouvernement provincial du Tanganyika mardi 30 avril à Kalemie.

Le ministre provincial des affaires humanitaires, Bob Morisho, annonce que des pourparlers avec les agences humanitaires sont en cours à Kalemie pour la mobilisation des fonds afin de délocaliser et d’assister les victimes des inondations.

Selon lui, le consulat général de Belgique à Lubumbashi est préoccupé par cette situation et compte aussi apporter une assistance aux sinistrés.

Le ministre provincial précise que des sites pour les accueillir à Kalemie sont déjà identifiés.

Il regrette cependant que la plupart des sinistrés ne soient pas prêts pour rejoindre les sites des déplacés. Il insiste sur le fait que seules les personnes qui vont accepter de rejoindre ces sites bénéficieront de l’assistance.

Pour le moment, ceux qui ont abandonné leurs domiciles à cause de l’avancée des eaux du lac Tanganyika se débrouillent, comme ils le peuvent.

Certains trouvent d’autres maisons d’habitation, d’autres vivent dans des familles d’accueils et d’autres encore dorment dans des églises.

En plus de 141 000 personnes déplacées dans la province du Tanganyika, il y a des milliers des maisons d’habitation, des centaines des salles de classe et des centres de santé qui sont soit inondés, soit écroulées à Kalemie et dans les six territoires du Tanganyika, rapporte le ministre provincial des affaires humanitaires.

Tanganyika : plus de 7000 ménages en besoin d’une assistance humanitaire à Kongolo

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Dans la province du Tanganyika, plus de 7000 ménages qui vivent depuis huit mois dans les sites de Kaseya, Kabyanga et Tshofa à Kongolo, ont besoin d’une assistance humanitaire au-delà de laquelle certains souhaitent retourner dans leur milieu d’origine.

Pour des solutions idoines, leurs représentants sont allés à la rencontre de l’administrateur du territoire de Kongolo à qui ils ont fait part de leurs difficultés, mardi 30 avril 2024. Ces déplacés manquent les moyens de survie et certains sont obligés de faire des petits travaux chez des particuliers pour s’en sortir. La plupart ont fui des affrontements entre groupes armés dans le territoire de Kabambare, province du Maniema.

« Nous vivons difficilement dans ces camps. Je peux aller, par exemple, au centre-ville pour laver les habits chez un particulier et on me paye 2000 francs congolais. Cela me permet d’acheter un bassin de maïs », a témoigné l’une des déplacées et à l’autre d’ajouter : « Il n’y a aucune ONG qui nous assiste. Il n’y a que des simples visites. Certaines personnes qui disent travailler pour l’OIM ou Caritas nous rendent visite tout simplement ».

L’administrateur du territoire de Kongolo leur a rassuré qu’il a déjà fait rapport de leur situation à la hiérarchie. Cependant, pour le chef de bureau de l’Organisation internationale pour les migrations dans le Tanganyika, l’OIM s’occupe de ses déplacés en installant des abris dans ses sites. Il précise que des efforts sont fournis pour installer des sanitaires et des points d’eau.

 

Radio Okapi/Provinces26rdc.com

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