Les Forces armées de la Républiques démocratique du Congo (FARDC) ont officiellement réceptionné, samedi 20 juin, plus de 200 armes et munitions de guerre récupérées auprès des miliciens Mobondo. Avec cette cérémonie officielle qui s’est déroulée dans la commune de N’sele, le gouvernement congolais a franchi une étape clé dans la pacification de l’ouest du pays.
L’arsenal récupéré témoigne de la puissance de feu qu’engrangeait cette milice. Il comprend notamment :
- Des fusils d’assaut AK-47 ;
- Des lance-roquettes ;
- Des mitrailleuses et des grenades.
Ces armes ont été remises au général-major Chicco Tshitambwe, commandant de la 3e zone de défense des FARDC, par le ministre délégué à la Défense chargé des Anciens combattants, Éliezer Ntambwe.
Ce processus de reddition et de désarmement cible principalement l’espace Grand Bandundu, le Kongo-Central et la partie est de Kinshasa, des secteurs durement secoués par les atrocités liées au phénomène Mobondo depuis sa création.
Présent à l’événement, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Mwadianvita, a qualifié cette journée d’« historique », affirmant que ces armes représentent « la matérialisation d’une menace neutralisée » et le signal fort de la restauration de l’autorité de l’État dans ces localités autrefois sous la terreur de cette milice.
Vers une réinsertion et la réconciliation Teke-Yaka
Parallèlement à la récupération des armes, le processus de démobilisation s’accélère. De nombreux anciens combattants Mobondo ont choisi de se rendre pour s’inscrire dans un parcours de réinsertion. Plusieurs centaines d’entre eux sont actuellement regroupés en périphérie de la capitale afin de suivre une formation professionnelle ou militaire.
Certains ont d’ailleurs exprimé la volonté d’intégrer l’armée régulière pour aller défendre la patrie dans l’Est du pays, selon des sources gouvernementales.
La cérémonie s’est clôturée sur une note d’espoir avec la présence des représentants des communautés Teke et Yaka.
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