RDC-Ituri : la société civile déplore l’absence des militaires FARDC à Irumu

La société civile de la chefferie des Walendu Bindi, en territoire d’Irumu dans la province de l’Ituri, décrit ce qu’elle appelle « délaissement » du Gouvernement congolais, dont la population de cette partie est victime.

Guillaume Masumbuko président de cette structure citoyenne, l’a affirmé après avoir enregistré trois(3) attaques successives des rebelles ADF (Forces Démocratiques Alliées) dans cette chefferie, dont le plus récent est celui de la nuit de lundi à mardi dernier où cinq (5) personnes, dont trois (3) hommes et deux (2) femmes, ont été exécutées à côté d’une maman grièvement blessée par ces ADF.

Il plaide cependant pour que les autorités déploient des éléments des forces loyalistes dans la région pour sécuriser les habitants, jusque-là à la merci de l’ennemi.

« Il n’y a pas de militaires, la population est sacrifiée à son propre sort. Que la forcesm de l’état de siège intervienne, car c’est pour la énième fois que nous déplorons des attaques de rebelles ADF », a dit Guillaume Masumbuko.

Le Gouverneur militaire de l’Ituri avait, dès son retour de Kinshasa ce mardi, révélé que le Vice-premier Ministre de la Défense a promis le renforcement en effectif militaire dans les prochains jours.

Nouveau carnage en Ituri : une trentaine de civils tués dans le territoire d’Irumu

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Plus de 30 personnes, hommes, femmes et enfants, ont été massacrés lundi et mardi 04 avril dans une zone située à la limite entre les territoires d’Irumu et Mambasa en Ituri, un carnage attribué aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (Adf).

La convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH), une organisation non gouvernementale basée dans le territoire précité, renseigne dans un entretien avec Mediacongo Press ce mercredi que ces personnes ont été tuées dans leurs champs lors du passage des rebelles dans cette partie en proie à l’insécurité.

« Vous serez informé que l’ennemi a quitté le groupement Bandavilemba où il a pris la destination de Bakpulu. Dans cette zone, il y a plusieurs cultivateurs qui sont en train d’être tués là-bas, le bilan de 31 personnes n’est que provisoire parce qu’il y aurait plusieurs corps qui ne sont encore trouvés », a dit le coordonnateur de cette organisation de défense des droits humains.

Une autre attaque répertoriée le même jour l’a été à près de 7km du centre de Komanda où 5 civils dont 2 enfants ont été tués par des hommes armés non encore identifiés, ajoute Christophe Munyanderu.

A Komanda, suite à la tuerie de ces personnes appartenant à la communauté Yira, certains magasins, boutiques, et autres maisons de commerce appartenant aux membres de cette structure communautaire des ressortissants du Nord-kivu ont fermé leurs portes pour compatir avec les familles des victimes.

Dans une province sous état de siège, l’insécurité a déjà pris des allures inquiétantes dans les territoires d’Irumu, de Djugu et Mambasa. La majorité des villages périphériques sont abandonnés par leurs habitants qui sont asphyxiés dans des grandes agglomérations craignant pour leur sécurité.


Actu 7 / Provinces26rdc.com

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