Ce lundi 9 mars 2026, l’acteur politique Jean-Thierry Monsenepwo s’est exprimé sur la question du changement ou de la révision de la Constitution. Dans une réflexion rendue publique, il appelle à un débat national sur l’évolution du cadre institutionnel du pays.
Pour lui, la Constitution dépasse largement le simple cadre juridique.
“Une Constitution n’est pas un simple texte juridique. C’est le pacte fondamental par lequel un peuple organise son destin”, affirme-t-il.
Dans cette logique, l’acteur politique estime que discuter de la loi fondamentale est non seulement légitime mais nécessaire dans une démocratie.
“En débattre n’est ni un tabou ni une distraction. C’est l’essence même de la démocratie. Empêcher ce débat serait une véritable dictature intellectuelle”, soutient-il.
Dans son analyse, Jean-Thierry Monsenepwo reconnaît toutefois le rôle historique joué par la Constitution adoptée en 2006. Selon lui, ce texte a permis au pays de sortir d’une période marquée par les conflits et de rétablir progressivement l’autorité de l’État.
“La Constitution de 2006 a rempli une mission historique. Elle a permis à notre pays de sortir de la guerre et de rétablir l’autorité de l’État. Elle fut avant tout une Constitution de pacification”, rappelle-t-il.
Cependant, près de vingt ans après son adoption, il estime qu’une interrogation légitime doit être posée sur son adéquation avec les ambitions actuelles de la RDC.
“Mais près de vingt ans plus tard, une question s’impose : ce cadre institutionnel correspond-il encore pleinement aux ambitions de la République démocratique du Congo ?”, s’interroge-t-il.
Il souligne que cette réflexion a été ouverte par le président de la République, Félix Tshisekedi, lors de certaines de ses interventions publiques, notamment à Kisangani et à Kalemie.
Selon lui, toute réforme constitutionnelle devrait reposer sur trois principes essentiels : l’inclusivité, la participation citoyenne et la projection sociale.
“Une Constitution forte repose sur trois exigences : l’inclusivité, la participation citoyenne et la projection sociale”, explique-t-il, estimant que toutes les forces vives de la nation doivent être associées à une éventuelle réflexion.
Enfin, Jean-Thierry Monsenepwo plaide pour une loi fondamentale davantage tournée vers les priorités sociales et le développement du pays.
“L’enjeu est clair : passer d’une Constitution de sortie de crise à une Constitution de projection nationale et de développement”, conclut-il, tout en appelant à éviter la personnalisation du débat constitutionnel.
Il sied de noter que pour lui, la véritable force d’une Constitution réside dans son appropriation par le peuple.
“Une Constitution n’est forte que lorsque chaque citoyen peut dire : cette loi fondamentale est l’expression de ma volonté et de celle de mon peuple”, affirme-t-il.
Provinces26rdc.com
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