Récompense ou méritocratie ? Telle est la question que se posent plusieurs personnes après la signature d’une série d’ordonnances consacrant de nouvelles mises en place au sein de l’appareil judiciaire congolais plus particulièrement l’élévation des hommes en toge ayant pris part au procès Vital Kamerhe et consorts contre la République. Mais quand on essaie d’analyser entre les lignes, note le politologue Alpha Mbaya Kitoko, l’hypothèse de la récompense et la machination politique transparaît clairement.
En effet, après le procès Kamerhe au 1er degré, le juge Pierrot Bankenge qui l’avait condamné est nommé Président du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe. Et l’un des avocats de la République Dieudonné Kaluba toujours dans le même procès a été nommé membre à la Cour Constitutionnelle.
Pour sa part, Adler Kisula Betika qui avait enquêté et arrêté Vital Kamerhe est nommé parmi les avocats généraux près la Cour de Cassation mais aussi à la tête de la cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF). Objectif d’après l’ordonnance, lutter contre le blanchiment des capitaux.
Ainsi, estime Alpha Mbaya Kitoko, le politologue, la thèse d’une justice à double vitesse se confirme. Le plan anti-Kamerhe mûri de longue date, a sauté aux yeux comme c’était le cas tout au long de son procès.
Pour Alain Lumeya, l’État de droit tels que prôné par l’actuel Chef de l’État est un simple slogan, canal par lequel il veut tout simplement régler des comptes à ses adversaires politiques ou témoins gênants
Congo Politis /provinces26rdc.net
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