Homme de dialogue, le député Tshipepele a œuvré à la décrispation après les tensions observées à Kananga à la suite de la déclaration de la CENCO sur l’inopportunité d’une réforme constitutionnelle, à laquelle a souscrit l’archevêque métropolitain, Mgr Félicien Ntambue. À Ouragan, le parlementaire a rappelé que les évêques ont le droit d’exprimer leurs opinions. Néanmoins, a-t-il précisé, leur position « n’engage pas tous les catholiques, encore moins tous les chrétiens ».
Marcel Tshipepele prône le respect des autorités ecclésiastiques et la préservation de la paix sociale au Kasaï central. À ses yeux, les divergences d’opinions ne peuvent pas altérer la cohésion sociale ni le vivre-ensemble. En revanche, l’élu de Kananga défend le principe selon lequel « seul le peuple congolais reste souverain ». D’ailleurs, a-t-il annoncé, il (le peuple) se prononcera le moment venu, dans le respect des lois de la République, sur l’avenir du pays.
Le représentant du peuple a laissé entendre que le débat public doit préserver la pluralité d’opinions et s’inscrire dans le respect de différentes sensibilités qui composent la société congolaise. Certes, lui-même n’approuve pas la position de l’épiscopat sur la question constitutionnelle, mais il exhorte la population de son fief électoral à faire preuve de retenue.
Face aux risques de dérives et de tensions susceptibles d’émerger dans le débat en cours, le cadre UNC a élevé au rang de principe intangible la protection des lieux de culte, érigés en espaces sacrés et inviolables. Il y adjoint l’exigence de les préserver de toute instrumentalisation politique, tout en consacrant le respect dû aux autorités ecclésiastiques, indépendamment des divergences d’opinions.
Au-delà de la controverse en cours, Marcel Tshipepele replace le débat dans le cadre du principe de souveraineté populaire consacré par la Constitution. Selon le député national, aucune institution, qu’elle soit religieuse, politique ou issue de la société civile, ne saurait se substituer à la volonté du peuple lorsqu’il s’agit de se prononcer sur l’avenir des institutions de la République.
Il engage par ailleurs les habitants du Kasaï central à ne pas perdre de vue les impératifs de développement auxquels la province demeure confrontée. La modernisation des routes, le renforcement des infrastructures, la promotion de l’emploi des jeunes, l’accès aux services sociaux de base ainsi que l’amélioration des conditions de vie figurent, à ses yeux, parmi les priorités appelées à structurer l’action collective et à mobiliser durablement les énergies.
Ouragan / Provinces26rdc.com
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