Des proches de Félix Tshisekedi sont accusés de trafic d’influence sur les décisions de la Cour Constitutionnelle pour geler la réhabilitation ou non des gouverneurs dans les affaires qui opposent les assemblées provinciales aux gouvernements provinciaux.
Il est donc curieux de savoir par quel tour de passe-passe, ces proches du chef de l’État cités réussiraient à obtenir une décision judiciaire face aux évidences inéluctables de ces différents dossiers. Dans l’opinion publique, affirment des observateurs, on se pose bien des questions. Comment, le même État, via la justice, justifierait-il ces destitutions précipitées sans aucune base juridique. Le cas des provinces du Kasaï central et de la Tshopo en saute aux yeux.
Dans ces manœuvres d’un autre âge, alors que la République démocratique du Congo bascule, dans la douleur certes, vers un Etat de droit. Au nom de cet Etat de droit, pour lequel le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a consacré l’essentiel de son mandat, il est maladroit de chercher à influencer les décisions de la justice, estime-t-on.
Dans ces conditions, soutiennent les observateurs, les proches du Président de la République feraient mieux de s’effacer de cette affaire avant qu’une vague d’humiliation ne se rabatte sur eux vu que la justice a repris son élan de l’indépendance. Il y va surtout de l’honneur de ses fonctions et de la dignité du Président de la République qui ne doivent pas être souillés du moment où Félix Tshisekedi a promis de consacrer l’année 2020 à l’action, en s’approchant le plus possible du peuple pour répondre à ses nombreuses attentes.
Ce n’est pas en cherchant un soutien politique à la Présidence de la République que la justice va se rétracter. « Car à ce jour les juges de notre pays sont devenus matures et indépendants. La condamnation de Vital Kamerhe en est une preuve éloquente », avance-t-on dans certains milieux de la capitale.
« Malgré ses appels d’influence contre cerains gouverneurs, la Cour Constitutionnelle continue l’instruction des dossiers ». Échec et mat pour ces personnes qui font le malin de prendre la justice en otage. Avec la poursuite des requêtes qui suivent leur cours normal, les juges ne diront que le droit, dans le respect des textes en vigueur. « État de droit est en marche » précise un haut cadre judiciaire sous l’anonymat, avant d’ajouter que « ce n’est donc pas la main noire d’un haut placé du cabinet du chef de l’Etat qui va changer la cour de l’histoire qui, visiblement, tourne déjà, en défaveur des assemblées provinciales ».
Africa 24 sur 24 /provinces26rdc.net
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