Les déplacés du conflit communautaire Mbole – Lengola, hébergés au site de la paroisse Ste Marthe de Lubunga (Kisangani) dans le Tshopo, plaident pour une assistance humanitaire de la part du Gouvernement et /ou de ses partenaires. Dans une déclaration faite à la presse lundi 9 octobre, ils se disent abandonnés à leur triste sort.
En conséquence, plusieurs cas de maladies dont la malnutrition des enfants sont signalés. Six d’entre eux sont d’ailleurs décédés au cours de ces deux dernières semaines, rapporte Jean Bekapa, leur porte-parole :
« Les déplacés de Lubunga ne bénéficient d’aucune aide de divers partenaires humanitaires, jusqu’à ce jour, nous sommes oubliés en tout. [Dans] ce désordre organisé par les inciviques, nous avons fait une gymnastique de quitter nos résidences habituelles et de se retrouver tous à la paroisse Ste Marthe de Lubunga où nous avons trouvé une maison d’accueil à travers notre bourgmestre, là où nous sommes logés ».
Un bon nombre d’autres déplacés, selon la même source, les autres restent à la maison de leurs frères au camp Lukusa et dans les églises.
Ces personnes disent avoir perdu leurs résidences habituelles, incendiées par les inciviques.
« Nous demandons aux personnes de bonne volonté, la société civile, les organisations non gouvernementales de nous assister ; car ce fléau engendre dans nos foyers diverses maladies liées au manque de prise en charge adéquate… »
Pour la ministre provinciale du Genre et actions humanitaires, Bernadette Furaha, des plaidoyers sont en cours afin d’essayer de trouver des solutions idoines à leurs préoccupations
Tshopo : SOS des déplacés de Lubunga

Les déplacés du conflit communautaire Mbole et Lengola dans la province de la Tshopo vivent dans la précarité. Dépourvus de tout, ils n’ont pour toit que la paroisse catholique Ste Marthe dans la commune de Lubunga qui les a accueillis.
Ils disent manquer de tout et sont exposés à diverses maladies liées à l’absence d’une prise en charge.
Selon Jean Bekapa, porte-parole des déplacés de Lubunga qui alerte aussi sur les cas de malnutrition chez les enfants ce mardi 10 octobre, les déplacés de Lubunga ne bénéficient d’aucune aide depuis le mois de février 2023.
« Nous sommes oubliés par tous, nous manquons des moyens matériel et financier ».
En dehors de la paroisse Ste Marthe, d’autres déplacés se retrouvent dans le camp Lukusa et dans d’autres églises, fait savoir Jean Bekapa, porte-parole des déplacés de Lubunga.
Ce dernier lance un SOS aux humanitaires, à la société civile, aux organisations non gouvernementales et autres pour une assistance morale, matérielle et financière.
Radio Okapi/Provinces26rdc.com
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