RDC-Kwilu : le nombre de déplacés de Kwamouth à Bagata passe de 5000 à plus de 10 000

Le nombre de déplacés de Kwamouth (Mai-Ndombe), accueillis dans différents villages du territoire voisin de Bagata (Kwilu) est passé, depuis quelques jours, de 5 120 à 10.600, dont les femmes enceintes et les enfants non accompagnés.

Le ministère provincial des Affaires humanitaires du Kwilu a livré ce bilan, ce mardi 13 février, à Radio Okapi.

Il s’agit, selon la même source, des personnes ayant fui les exactions de la milice Mobondo dans leurs villages à Kwamouth.

Dans les milieux de refuge, leurs conditions de vie deviennent de plus en plus précaires, car ils n’ont pas d’assistance et passent nuit à la belle étoile, d’autres cependant se retrouvent dans les écoles, églises, maisons inhabitées.

Le ministère provincial des Affaires humanitaires du Kwilu lance un SOS au gouvernement et aux partenaires, ainsi qu’aux personnes de bonne volonté, afin de venir en aide à ces personnes en détresse.

« Nous continuons à enregistrer des personnes déplacées qui proviennent du territoire Kwamouth qui traversent les différents villages du territoire de Bagata dans la province du Kwilu. A ce jour, nous sommes déjà à 10.688 personnes déplacées dont 4888 enfants, 3.346 femmes, dont 36 femmes enceintes, 2.462 hommes et 6 enfants non accompagnés. Ils sont accueillis dans les villages du secteur de Wamba comme à Misay, à Facila, à Fambondo, à Kibay, à Kingangu, à Mbukaka, à Kisibu et dans les autres villages », a fait savoir le Directeur de cabinet du ministre provincial des Affaires humanitaires du Kwilu, Jérémie Bikiele.

Il a également dénoncé les mauvaises conditions de vie de ces déplacés qui n’ont aucune assistance.

Jérémie Bikiele a par ailleurs précisé que dans la ville de Bandundu, plus de 500 ménages de déplacés sont encore logés dans le site de Malebo sans qu’ils bénéficient d’une prise en charge.

Kwilu : la société civile de Mampungu dénonce le manque d’eau potable et invite le gouvernement à vite agir

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Vue d’une partie du village Mampungu

Depuis des années, la population du village Mampungu, secteur Imbongo, à 30 kilomètres de Kikwit, peine à accéder à l’eau potable. Les eaux des étangs qu’elle puise est à l’origine de quelques maladies hydriques.

Face à cette situation, la société civile est montée au créneau. Par la voix de son président Eddy Munkoto, la société civile dénonce ce manque criant d’eau potable dans ce coin du pays.

« L’eau, c’est la vie, dit-on. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement tant provincial que national nous laisse dans cette situation. Nous ne sommes pas de sous-hommes. Il est grand temps que nos dirigeants sur le plan national et provincial fassent quelque chose », a-t-il déclaré ce lundi 12 février 2024, joint au téléphone.

Eddy Munkoto a également renseigné que la pluie diluvienne du samedi dernier a abîmé le peu de sources d’eaux qui servaient à plusieurs familles.

« Maintenant, nous ne savons à quel saint nous vouer. La situation est sérieuse », martèle-t-il.


Radio Okapi / Provinces26rdc.com

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