La transformation des richesses naturelles de la République démocratique du Congo (RDC), a été présentée vendredi à Nairobi, au Kenya, par un expert comme une alternative pour réduire la dépendance à l’endettement, à la 6ième Conférence africaine sur la dette et le développement (AfCoDD VI), selon un communiqué consulté samedi par l’ACP.
« Je présenterais le problème moins comme un manque absolu de ressources que comme un défi consistant à transformer l’extraordinaire richesse économique et naturelle de la RDC en recettes intérieures suffisantes pour résoudre le problème de l’endettement », a déclaré Tumba Tshimanga, responsable de plaidoyer à African center for economic transformation (ACET), cité dans le communiqué.
D’après le document, le Responsable de plaidoyer, a fait savoir que la question de l’endettement devrait être appréciée au regard de son utilité économique et de sa capacité à contribuer à la création de richesses.
« Les véritables questions sont : pourquoi empruntons-nous, à quelles conditions et ces emprunts permettent-ils d’accroître suffisamment la capacité productive de l’économie pour assurer, à terme, le remboursement de la dette ? », a-t-il expliqué.
Pour M. Tumba, cette réflexion renvoie également à la nécessité pour la RDC de mieux valoriser ses importantes ressources minières, notamment le cuivre et le cobalt, au-delà de leur simple extraction et exportation.
« La question fondamentale n’est pas de savoir si la RDC doit continuer à exploiter ses ressources minières, mais de déterminer à quel niveau de la chaîne de valeur elle souhaite se positionner », a-t-il relevé.
Il a insisté sur la nécessité de renforcer la transformation locale afin que l’exploitation des minerais stratégiques contribue davantage à l’économie nationale.
« La RDC doit faire en sorte que l’augmentation de la demande mondiale de cobalt, de cuivre et d’autres minerais stratégiques se traduise par une création accrue de valeur sur le territoire national », a-t-il recommandé.
Au-delà du volume de la dette, a-t-il poursuivi, la structure et l’utilisation des financements constituent également, des paramètres déterminants pour la soutenabilité des finances publiques. « La qualité de l’endettement est aussi importante que son volume », a-t-il conclu.
Dotée d’importantes ressources minières, énergétiques, agricoles et forestières, la République démocratique du Congo dispose d’un potentiel considérable pour renforcer ses recettes intérieures et financer son développement. Toutefois, la forte dépendance à l’exportation de matières premières brutes limite la création de valeur sur le territoire national et réduit les retombées fiscales de cette richesse.
ACP/Provinces26rdc.com
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