Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a salué mercredi, les grandes avancées économiques enregistrées dans le cadre du partenariat win-win avec les Etats Unis d’Amérique, a appris l’ACP du compte twitter de la Présidence de la République.
Selon la source, le Chef de l’Etat l’a fait savoir en réaction à la décision de la Maison Blanche prise le 22 décembre 2020, de la réintégration de la RDC dans le système américain « AGOA ».
« La RDC a réalisé des avancées dans le rétablissement de l’État de droit, la redynamisation des institutions, la protection des citoyens et la création des conditions dans lesquelles la croissance économique de la RDC profite au développement, » note la source.
Les pays éligibles bénéficient notamment, de l’exemption des taxes douanières, l’appui à la relance économique, la suppression des barrières au commerce et aux investissements américains en RDC, la protection des droits des travailleurs internationalement reconnus et les financements directs du commerce entre les deux Etats.
Le Président Donald Trump, rappelle-t-on, a émis mercredi, une proclamation rétablissant l’admissibilité de la RDC aux préférences commerciales offertes par la loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA).
Cette décision confirme les progrès réalisés par la RDC pour répondre aux critères rigoureux d’éligibilité établis par le Congrès des Etats Unis et les efforts du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo visant à réformer et à renforcer les institutions de la RDC.
Pour rappel, Félix Tshisekedi avait en juillet, demandé au gouvernement de préparer un « rapport circonstancié » à envoyer aux Etats Unis d’Amérique pour le retour de la RDC dans l’AGOA. La RDC avait été suspendue de ce mécanisme depuis fin décembre 2010.
L’AGOA est une loi sur le développement et les opportunités africaines, mieux une opportunité commerciale pour l’Afrique vers les États-Unis. Elle constitue ainsi une Loi sur la croissance et les possibilités en Afrique.
C’est une loi commerciale des États-Unis qui vise à aider les pays d’Afrique subsaharienne à accroître leur accès au marché américain dans le but d’améliorer le commerce. Elle peut aider les producteurs du continent africain à exporter leurs produits aux États-Unis en franchise de douane. Il n’y a pas de taille requise pour qu’une entreprise soit déclarée admissible, et il n’y a pas de minimum fixé à la quantité de produits qu’elle doit exporter pour bénéficier de l’AGOA.
Aujourd’hui, environ 40 pays d’Afrique subsaharienne bénéficient des effets de la loi AGOA, note-t-on.
Exercice du petit commerce : l’Etat congolais semble « essoufflé »

Pourtant réservé exclusivement aux nationaux, le petit commerce est actuellement exercé même par les étrangers, au vu et au su de ceux qui sont sensés faire appliquer la loi en la matière. Visiblement, toutes les tentatives de vouloir mettre de l’ordre dans ce secteur se sont avérées vaines. Entre temps, le problème demeure.
Les nationaux peinent à s’en sortir, ne sachant pas faire face à la concurrence « déloyale » leur imposée par des étrangers.
L’Etat qui a l’obligation de faire respecter la loi semble donc essoufflé et en panne de stratégies. Ce que personne ne souhaite. Et sur le terrain, différents syndicats de vendeurs et autres structures d’encadrement des commerçants en RDC.
« L’Etat Congolais a été défaillant depuis des lustres sur cette question de réserver aux seuls Congolais l’exercice du petit commerce et du commerce de détail. L’impuissance de l’Etat à appliquer la rigueur de la loi sur le petit commerce traduit en réalité la faillite de l’Etat », a expliqué un analyste qui a requis l’anonymat.
Dans un secteur tenu en majorité par des Indiens, Chinois, Libanais, Pakistanais, Ouest-africains (Maliens, Sénégalais, Guinéen, Nigérian, etc.), ainsi que toutes les populations de 9 pays voisins qui entourent la RDC, tous exercent le petit commerce en République démocratique du Congo en violation de la loi et sous une impuissance injustifiée de l’Etat. Pourtant, l’Ordonnance-loi n°79-021 du 2 août 1979 ainsi que divers arrêtés d’application sont clairs.
Au cours du Conseil des ministres du 11 septembre 2020, sur instruction du président Félix Tshisekedi, des ministres du gouvernement ont été chargés de « faire respecter » cette réglementation sur le petit commerce et le commerce de détail en vue de promouvoir le classe moyenne en RDC. Curieusement, jusqu’à ce jour, un fiasco. Le président de la République a motivé son instruction par des revendications des tenanciers des chambres froides et autres vendeurs des produits alimentaires, qui réclamaient notamment le respect strict des lois régissant l’exercice du petit commerce et du commerce de détail en RDC.
« …Dans la pratique, l’on constate que les grands importateurs et autres grossistes majoritairement étrangers, continuent à exercer le commerce de détail et le petit commerce au mépris des textes en vigueur accordant cette exclusivité aux Nationaux. Cette situation qui asphyxie les Congolais exerçant dans ces secteurs, est de nature à mettre en péril la paix sociale et l’éclosion d’une classe moyenne nationale. C’est pourquoi le Président de la République invite le Gouvernement, plus particulièrement les ministres concernés, à poursuivre les efforts déjà engagés, pour faire respecter cette réglementation, en associant à leurs actions les associations patronales concernées et en proposant des projets de réformes rendues nécessaires par les contingences de l’heure », peut-on lire dans le compte rendu du Conseil des ministres du 11 septembre 2020.
L’incapacité de l’Etat congolais à mettre de l’ordre dans l’exercice du petit commerce remonte d’il y a plus de 40 ans. Quelques actions ont été initiées ça et là, sous les différents gouvernements. Des moratoires s’en sont suivis. Résultat : fiasco. Les étrangers continuent donc d’exercer le petit commerce sous la barbe des autorités compétentes. Or, il n’y a que le pouvoir public qui peut faire appliquer cette loi et mettre de l’odre.
A la lumière de l’article 2 de la loi de 1979, il apparait clair qu’ « au sens de la présente Ordonnance-loi, on entend par petit commerce, le commerce de toutes denrées, marchandises ou objets de consommation courante effectué par la vente ou l’offre de vente à l’acheteur, soit au domicile même du vendeur, soit de porte en porte ou de place en place, soit encore sur la voie publique ou sur les marchés publics sauf si l’échoppe ou l’étal placé sur la voie publique constitue le prolongement d’un magasin ».
Il faut épingler qu’au moment où la loi congolaise réserve l’exclusivité de l’exercice du petit commerce et du commerce de détail aux Congolais ; la même loi interdit aux producteurs, importateurs et grossistes d’exercer le commerce de détail, dans le but de favoriser l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une Classe Moyenne Congolaise, gage du développement intégré de la RDC.
Ituri : 36 tonnes de Cacao produites localement ont été exportées en Europe via l’Ouganda

C’est par la frontière de Goli à Mahagi que cette première opération d’exportation légale de trente-six tonnes de Cacao produites en Ituri, notamment dans les territoires de Mambasa et Irumu s’est déroulée en présence du ministre provincial de l’agriculture, pêche et élevage, Guerschom Dramani Pilo accompagné de son collègue des ITPR, Ibrahim Ucircan Bule.
Une démarche assez bénéfique pour l’économie de la province de l’Ituri et de la RDC en général, estiment les deux membres du gouvernement provincial, évoquant plusieurs milliers de dollars qui jadis échappaient au trésor public suite à la sortie frauduleuse de ces produits.
Pilo Dramani, patron de l’agriculture dans cette province a promis améliorer davantage les mesures d’accompagnement en faveur des cultivateurs pour promouvoir la culture de café et de Cacao.
« Les producteurs, les agriculteurs sont souvent lésés dans leurs droits. Le gouvernement provincial décide de soumettre les opérateurs économiques à la signature d’un contrat permettant de protéger les intérêts des cultivateurs » a-t-il souligné dans des propos recueillis par Bunia Actualité.
Une nouvelle saluée par le député provincial Paficique Keta Upar, élu de Mahagi qui a en même temps plaidé pour la promotion de la culture du café à Djugu et Mahagi, deux régions réputées pour la production de café Arabica de meilleure qualité, ceci pour assurer l’emploi des jeunes et epargener ces entités de toute forme de manipulations qui conduisent souvent à la violence.
« Le café, on peut l’acheter à un ou deux dollars le kilo chez les paysans. A ce moment on aura absolument doublé leur revenu pour leur permettre de se stabiliser et ça permet aussi que tout le monde s’investisse dans cette culture. Je crois ça va diminuer un peu la violence qu’on a dans toutes nos régions par ce qu’une bonne partie de cette violence résulte de la pauvreté » a estimé cet ancien Vice-gouverneur de province.
L’Ituri est devenu l’une des plus grandes productrices de café et Cacao en RDC mais la mauvaise politique d’affaires poussait souvent les cultivateurs et opérateurs économiques à des exportations illégales.
ACP /provinces26rdc.net
Laisser un commentaire