C‘est au village Kiniezire en groupe ment Mbinga Nord dans le territoire de Kalehe, sa terre natale où repose à jamais le corps du général major et chef des renseignements militaires des FARDC, Delphin Kahimbi Kasagwe; décédé depuis le 28 février dernier des suites d’une mort jusque là dont les causes ne sont pas encore élucidées.
À Kiniezire, des autorités tant civiles que militaires, ses collègues de service, des proches, des membres de sa communauté ainsi que des membres de sa famille biologique lui ont rendu des derniers homages.
Sous une forte émotion, devant une immense foule des habitants de Kalehe, la mutualité de l’entente des ressortissants de Kalehe (ERTKa), dit regretter de constater que 9 mois après l’absence de leur fils, les autorités le ramènent étant mort. Dans des circonstances qui restent jusque là « mystérieuses » et inconnues par le public congolais ainsi que les membres de sa famille.
« Les autorités de notre pays nous auront épargnés d’autres disparitions des personnes humaines, car suivant notre coutume une tombe creusée et restée ouverte pendant des jours entraîne la mort d’autres personnes dans la famille. Chères autorités militaires et civiles du pays, naturellement ce sont les jeunes qui entèrent les vieux et le contraire de cela est anormal.
La population de Kalehe ne vous a pas envoyé son fils servir sous le drapeau pour le ramener mort mystérieusement dans les conditions et circonstances inconnues du public congolais et de sa famille. Nous étions bien saisis à Kinshasa que les enquêtes et l’autopsie étaient initiées pour déceler les causes de la mort de notre frère ainsi nous demandons que les circonstances et les causes de la mort de notre frère soit clarifiée » à fait savoir le député Vital Muhini, élu de Kalehe et porte parole de cette mutualité.
Par la suite, cette structure dit se réserver le droit de saisir la haute instance du pays dans le cas où les causes et les circonstances de la mort de leur fils ne seraient pas clarifiées pour que justice soit faite.
Tout en réitérant ses condoléances à la famille, la mutualité demande au commandant suprême et aux autorités militaires de la consoler tant soit peu en élevant d’autres fils de ce territoire aux grades supérieurs et déployer d’autres aux hautes fonctions.
Notons que le général Delphin Kahimbi était chargé des renseignements militaires au sein des FARDC. Il est mort le 28 février 2020, dès lors des enquêtes avaient été initiées sur sa mort, des démarches qui n’ont pas toujours satisfait sa famille ainsi que sa communauté jusqu’à sa mise en terre dans son village natal.
Arrivée samedi soir à Goma, la dépuioille de Delphin Kahimbi sera inhumé ce dimanche à Kinyezire (Sud-Kivu)
La dépouille de l’ancien général-major Kahimbi Kasagwe Delphin est arrivée samedi soir à Goma au Nord-Kivu.
Le corps de cet officier du département de renseignements militaires passe la nuit à la morgue de l’hôpital militaire de Goma, avant de prendre la direction de Kinyezire dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu où il sera inhumé ce dimanche 06 décembre 2020.
Le gouverneur du Nord-Kivu, Carly Nzanzu Kasivita accompagné du président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, Robert Habinshuti Seninga étaient présents l’aéroport pour accueillir la dépouille.
Depuis deux jours, le Service d’éducation civique patriotique et d’actions sociales organise les obsèques afin de rendre les derniers hommages à ce vaillant officier général des FARDC.
Le général Delphin Kahimbi a été retrouvé mort le 28 février dernier à son domicile. Plusieurs versions circulent sur les causes de sa mort. Des ONG de droits de l’homme continuent à exiger une enquête indépendante.
A la famille qui avait évoqué la thèse de la mort par arrêt cardiaque, le président Félix Tshisekedi a indiqué que l’officier était mort à la suite d’une pendaison. Cette affirmation se baserait sur les premiers éléments d’une enquête diligentée par la justice.
Les deux versions contradictoires imposent une enquête indépendante, selon Jean-Claude Katende, le président de l’Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO).
« Et les autorités, et la justice, et le peuple congolais, on a tous besoin de savoir ce qui s’est passé. C’est en connaissant les vraies causes de sa mort qu’on saura s’il y a des gens qui voulaient sa disparition. Mais avec le rôle qu’il a joué dans la répression des manifestations pacifiques à Kinshasa et le rôle qu’il a joué dans l’Est du pays, nous estimons qu’il y a des gens qui avaient intérêt à ce qu’il disparaisse », avait déclaré l’activiste des droits de l’homme.
Déception des victimes
La « Voix des Sans-Voix », autre organisation congolaise de droits de l’homme, a regretté elle aussi la disparition du général Delphin Kahimbi. Rostin Manketa, directeur exécutif de l’ONG insiste sur les comptes que devaient rendre le général défunt.
Pour lui, « le général Delphin a été sanctionné par l’UE et il devrait répondre de tout ce que la RDC a connu en termes de violations de droits de l’homme, en termes d’entraves au processus électoral. Il a géré les renseignements militaires et des personnes ont été arrêtées et détenues arbitrairement. Des victimes déplorent cette mort car elles attendaient qu’il réponde de ses actes. »
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