La question de la révision constitutionnelle, bien que non inscrite à l’agenda immédiat du gouvernement, pourrait être abordée dans le cadre des dialogues entre Congolais. C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe, lors d’un briefing presse organisé ce vendredi 17 juillet au Studio Maman Angebi de la RTNC.
Cette rencontre avec les professionnels des médias s’inscrivait dans le cadre du thème : « Évolution du processus de paix et consolidation du front intérieur contre l’agression rwandaise de l’Est de la République démocratique du Congo ». Si l’essentiel des échanges a porté sur la situation sécuritaire dans l’Est, le porte-parole du gouvernement n’a pas éludé les préoccupations liées au débat constitutionnel.
Le ministre n’exclut pas la pertinence du débat dans un cadre plus large. Selon lui, près de vingt ans après la promulgation de la Loi fondamentale, certaines dispositions mériteraient d’être réévaluées, notamment celles liées à la nationalité et à d’autres enjeux institutionnels.
« Ça n’a jamais été à l’ordre du jour du Conseil des ministres. Mais c’est un débat pertinent au regard des impératifs que nous avons, notamment sur la question de la nationalité. Il y a plein de choses qui doivent être réajustées vingt ans après la publication de cette Constitution. »
Le ministre a, par ailleurs, souligné que les futurs cadres de dialogue ne devraient pas se limiter à la seule problématique de l’agression dans l’Est, mais s’ouvrir à d’autres questions d’intérêt national.
« Nous aurons un cadre où nous parlerons, bien entendu, de l’agression, mais aussi d’autres sujets. Je crois que ceux qui ont des appréhensions et qui souhaitent aborder ces questions pourront le faire dans les dialogues. Pourquoi pas ? Il ne faut pas nous interdire, en tant que gouvernement, de permettre que ces sujets soient évoqués. Il y a, à mon sens, une forme d’unanimité sur le fait qu’il y a des choses à retoucher dans la Constitution. »
Le porte-parole du gouvernement a également rappelé que l’objectif principal reste la cohésion nationale et le développement du pays. À ses yeux, toute initiative allant dans ce sens mérite d’être examinée sans tabou. « L’objectif, c’est la cohésion nationale. L’objectif, c’est aussi le développement de notre pays. Et si cela l’exige, pourquoi ne devrait-on pas en débattre ? Les dialogues seront justement le cadre pour que les uns et les autres amènent ces sujets afin qu’ils soient examinés. »
Yabiso News / Provinces26rdc.com
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