RDC : Le gouvernement veut transformer l’aéroport de Ndolo en plateforme internationale

Longtemps cantonné aux activités de l’aviation légère, l’aéroport national de Ndolo pourrait changer de dimension. Le vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba, a présidé jeudi à Kinshasa une réunion stratégique consacrée à sa modernisation, avec l’ambition d’en faire une plateforme aéroportuaire internationale complémentaire de l’aéroport international de N’djili.

L’enjeu est de taille pour la capitale congolaise, confrontée à une pression croissante sur ses infrastructures de transport. Le projet vise notamment à faire de Ndolo un aéroport de dégagement pour N’djili, tout en développant l’accueil de l’aviation d’affaires et des vols domestiques. Il prévoit également la construction d’un nouveau pavillon présidentiel.

Autour de Jean-Pierre Bemba, plusieurs membres du gouvernement et responsables d’institutions publiques ont pris part aux échanges. Parmi eux figuraient le ministre d’État chargé de l’Urbanisme, Alexis Gisaro, la ministre d’État aux Affaires sociales, Ève Bazaiba, la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, ainsi que le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke, représentant le gouverneur de Kinshasa.

Les responsables de l’Autorité de l’aviation civile (AAC), de la Régie des voies aériennes (RVA), de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), de la Société nationale d’électricité (SNEL), de l’Office des voiries et drainage (OVD), de l’Office national des transports (ONATRA) et de la Force aérienne étaient également associés aux discussions.

Une piste de 2 700 mètres au cœur des arbitrages

La question des aménagements techniques constitue l’un des principaux enjeux du projet. L’ACGT a présenté deux options d’aménagement de la piste, dont la longueur serait portée à 2 700 mètres. Le choix définitif devra tenir compte des contraintes techniques, des coûts, des conséquences sociales et des incidences environnementales.

Pour éviter qu’un projet de cette ampleur ne se heurte à des difficultés lors de sa mise en œuvre, les autorités ont privilégié une phase de concertation préalable. La Ville de Kinshasa a ainsi été chargée de piloter les échanges techniques pendant trois semaines afin d’évaluer les différentes options.

« Nous avons deux options techniques sur la table. Nous avons instruit la Ville de Kinshasa de piloter des concertations techniques pendant trois semaines pour évaluer tous les impacts – techniques, financiers, sociaux et environnementaux – conformément au Schéma d’orientation stratégique de l’agglomération kinoise (SOSAK) », a indiqué une source proche du dossier.

À l’issue de cette période, l’option jugée la plus viable sera soumise à la validation des autorités compétentes. Cette étape doit permettre de concilier les ambitions de modernisation avec les impératifs d’aménagement urbain et les réalités économiques et environnementales de la capitale.

Au-delà de la modernisation d’une infrastructure existante, la transformation de Ndolo répond à un objectif plus large : renforcer les capacités aéroportuaires de Kinshasa et diversifier les possibilités de desserte aérienne.

En servant d’aéroport de dégagement à N’djili, la plateforme pourrait contribuer à améliorer la flexibilité opérationnelle du transport aérien dans la capitale. Le développement des vols domestiques et de l’aviation d’affaires figure également parmi les usages envisagés.

Le projet s’inscrit dans la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait de la modernisation des infrastructures un axe de développement national. Sa concrétisation dépendra toutefois des arbitrages techniques, de la mobilisation des ressources nécessaires et de la prise en compte des contraintes liées à l’environnement urbain.

Pour Kinshasa, l’enjeu est désormais de transformer cette ambition en un projet techniquement viable, financièrement soutenable et adapté aux besoins de mobilité de la capitale congolaise.

Le Sénat exige des comptes au Gouvernement face à la recrudescence des accidents fluviaux, aériens et routiers

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Jean-Michel Sama Lukonde, Président du Sénat

C’est l’hécatombe sur les routes, les fleuves et dans les airs. Le Sénat n’en peut plus et interpellé le gouvernement.

Présidée par l’Honorable Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, la 5ème séance plénière de la session ordinaire de septembre a été largement dominée par la question sécuritaire des transports.

En ouverture, la Chambre haute a examiné la question d’actualité du Sénateur Faustin Luanga Mukela, adressée au Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, sur la recrudescence inquiétante des accidents.

Fluvial, aérien, lacustre, maritime et routier : tous les secteurs sont touchés. Le Sénat a interpellé frontalement le Gouvernement sur son plan d’urgence pour stopper la série noire qui fauche des vies congolaises chaque semaine.

LE SÉNAT DÉBLOQUE PLUS DE 690 MILLIONS USD POUR LA RELANCE

Après ce temps fort sécuritaire, la plénière s’est penchée sur le gros morceau économique : la ratification de quatre projets d’ordonnance-loi portant sur trois accords de prêt et un accord de crédit, tous financés par la Banque Mondiale (IDA).

Des textes à fort impact social, votés à l’unanimité : 74 voix pour sur 74 sénateurs présents sur les 109 que compte le Sénat. Ils sont transmis à l’Assemblée Nationale pour une seconde lecture.

Il s’agit de :

– 200 Millions $ pour les femmes et les PME : Projet TRANSFORME (Financement additionnel) pour l’autonomisation des femmes entrepreneures et la mise à niveau des PME.
– 200 Millions $ pour l’éducation : Projet PERSE (Financement additionnel) pour l’équité et le renforcement du système éducatif.
– 75 Millions $ pour la santé : Projet Multisectoriel de Nutrition et de Santé (PMNS).
– 15 Millions $ pour les urgences : Projet REPAIR (Préparation aux urgences et accès à une reprise inclusive).

– Souveraineté climatique : Le Sénat a également déclaré recevable le projet de loi portant régime juridique du marché du carbone en RDC, défendu par la Ministre de l’Environnement, Mme Marie Nyange Ndambo. Un texte stratégique pour permettre à la RDC de monétiser ses forêts.

Octobre Rose : Le Sénat s’engage

Dans sa communication, le Speaker de la Chambre haute a fait une adresse forte à l’occasion d’Octobre Rose, mois dédié à la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus.

« Le Sénat soutient ce combat. À titre illustratif, plus de 17 millions de femmes sont touchées par ce fléau dans le monde. J’en appelle à l’implication de tous les Honorables Sénateurs pour protéger la gente féminine », a martelé le Président Sama Lukonde.

Commencée à 15h00, la séance a été suspendue à 19h45.


LePotentiel / Provinces26rdc.com

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