RDC : Le ministre des finances appelé à régler les arriérés des cotisations à l’Organisation Internationale de Café et Cacao

Le Ministre des finances de la RD-Congo, a reçu l’instruction de décaisser les fonds, en toute urgence, pour payer les arriérés des cotisations à l’Organisation internationale de Café et Cacao.

Cette décision a été prise au cours de la 48eme réunion du Conseil des ministres du vendredi 11 septembre 2020.

La République Démocratique du Congo cumule de nombreux arriérés de cotisations dans plusieurs organisations internationales dont elle est membre.

Cette inquiétude a été soulevée par le Chef de l’Etat, dans une des réunions du Conseil des ministres. Le Président Félix-Tshisekedi déplorait, particulièrement, le fait qu’aucun paiement des arriérés des cotisations n’ait été fait au profit de l’Organisation Internationale de Café et Cacao jusqu’ à ce jour.

Pour le Chef de l’Etat, ce paiement faciliterait l’élection d’un compatriote au poste de Secrétaire Général de cette Organisation internationale.

Ainsi, vient-il d’instruire le Ministre des Finances de parer au plus pressé dans le traitement de ce dossier.

L’Organisation Internationale du Café et Cacao a été établie en 1963 lors du premier Accord International sur le Café. En tant qu’instance intergouvernementale, elle exerce un rôle déterminant dans la canalisation de la coopération internationale entre les consommateurs et les producteurs, et l’élaboration des solutions politiques et des orientations en matière de Café et Cacao.

L’Organisation Internationale du Café et Cacao est composée, au niveau africain, de 25 pays membres. Chaque Etat est ténu de payer les cotisations annuelles pour se rendre éligible.

Dans le chapitre de rappel, les statistiques fournies en juin 2018, par la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) au cours du Forum Expo Café-Cacao, indiquent dans une approche comparative que, la RDCongo produisait 120.000 tonnes de café en 1989. Cette production est passée au stade actuel à 8.919 tonnes. Il en est de même avec la filière de Cacao qui disposait de 300 producteurs formels, qui sont actuellement à une vingtaine seulement.

Ces statistiques prouvent à suffisance la négligence, sinon l’oubli de ce secteur qui, dans d’autres pays, est leur poumon économique.


Zoom – Eco /provinces26rdc.net

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