Le président de la République, Félix Tshisekedi, a ordonné au gouvernement de renforcer le contrôle des projets agricoles exécutés sur l’ensemble du territoire national.
Lors du Conseil des ministres tenu ce vendredi 31 juillet 2026 à Kaniama-Kasese, dans le Haut-Lomami, le chef de l’État a demandé, sous la coordination de la Première ministre et du ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, l’élaboration d’un répertoire exhaustif de tous les projets agricoles, assorti d’un mécanisme de suivi-évaluation.
Selon le compte rendu présenté par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, cette démarche vise à améliorer le pilotage des investissements consacrés au secteur.
Le chef de l’État a justifié cette décision par la nécessité de garantir une meilleure cohérence entre les ressources mobilisées et les résultats obtenus sur le terrain.
« Il ne saurait exister des décalages entre les ressources mobilisées et les résultats observés sur le terrain, au risque de susciter des interrogations légitimes quant à la visibilité des interventions, à leur niveau d’exécution, à leur coordination, ainsi qu’à leur impact réel sur les populations bénéficiaires », a rapporté Patrick Muyaya.
Et d’ajouter : «Il a également rappelé qu’ aucune politique publique ne peut atteindre les objectifs qui lui sont assignés sans une connaissance exhaustive des projets en cours, une parfaite traçabilité des ressources engagées, et un dispositif rigoureux de suivi-évaluation permettant de mesurer objectivement les progrès réalisés, d’identifier les contraintes, et de mettre en œuvre en temps utile les mesures correctives appropriées ».
Selon le compte rendu, à travers ces instructions, Félix Tshisekedi veut doter le gouvernement d’outils modernes d’aide à la décision afin de renforcer la souveraineté alimentaire, développer les chaînes de valeur agricoles et réduire la dépendance du pays aux importations.
Il a précisé que le futur dispositif devra assurer « un contrôle régulier de l’exécution physique et financière des projets, des missions périodiques de vérification sur le terrain, la production d’indicateurs fiables de performance, l’alerte précoce en cas de difficultés, ainsi que la formulation des recommandations destinées à améliorer l’efficacité, la transparence, la redevabilité et la coordination des interventions ». Selon le compte rendu du Conseil des ministres.
Ya Biso News / Provinces26rdc.com
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