RDC : Le réchauffement climatique est-il la seule cause des dégâts humains et matériels?

Les avis s’opposent selon que l’on soit autorités provinciale ou nationale.

L’assemblée provinciale accuse le gouvernement national

À propos des constructions anarchiques, causes principales de la dévastation de la ville, le président de l’assemblée provinciale estime que « la ville de Kinshasa n’a aucun pouvoir pour démolir des maisons sans le visa du gouvernement central ». 

Gode Mpoy (photo) révèle que « toutes les constructions anarchiques sont couvertes par des arrêtés du gouvernement central. Au nom de la théorie de l’acte contraire, le gouvernement central doit commencer par annuler ces actes. Nous n’attendons que ça ».

Laxisme

A l’opposé du président de l’assemblée provinciale chargée de contrôler l’exécutif,, le député national, Nsingi Pululu accuse, lui, l’autorité urbaine de « laxisme. Si vous lisez la Constitution, l’aménagement du territoire est entre les mains du gouverneur ».

L’élu de Funa à Kinshasa, de retour des sites où il y a eu des victimes de ces inondations, (Kitokimosi et Camping, quartiers de la commune de Selembao), est au constat.

« J’ai vu des collecteurs d’eau bouchés sur lesquels on a construit des maisons. À qui la faute ? Aux chefs des quartiers, bourgmestres et gouverneur », assène Nsingi Pululu, qui s’interroge, « avez-vous déjà vu le curage des rivières Kalamu, Makelele et autres ? ».

Il insiste sur le fait que « s’agissant des provinces, le ministre de l’Aménagement du territoire a la politique, mais la technique, c’est l’affaire du gouverneur ».

« Il faut féliciter l’hôtel de ville » (Gode Mpoy)

« C’est le réchauffement climatique qui occasionne ces grandes pluies. La solution, elle est (donc) à l’échelle mondiale », estime aussi sur TOP CONGO FM, Godé Mpoy.

« A la ville de Kinshasa, nous faisons de tout notre mieux pour sécuriser davantage et dans les limites de nos moyens la population kinoise », assure-t-il.

« Au-delà de ce drame, nous devons remercier le Seigneur et encourager les efforts fournis par la ville, parce que si les caniveaux n’étaient pas curés bien avant, on allait vivre le centuple du drame d’aujourd’hui », jure Godé Mpoy, qui pense que « les égouts commencent à fonctionner un peu ».

 

 


Top Congo Fm / Provinces26rdc.com

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