Le taux de change du FC est demeuré stable sur les marchés de change, à l’indicatif comme parallèle, en se négociant respectivement à 1.989,47 (mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, quarante-sept cents) FC et 2.017 (deux mille dix-sept) voire 2.025 (deux mille vingt-cinq) FC au cours de la semaine 02 au 08 août, relève samedi sur ces marchés éparpillés à travers la ville de Kinshasa.
Au cours de la semaine du 19 au 25 juillet, les tendances du marché de change à l’indicatif étaient à 1.986 (mille neuf cent quatre-vingt-six) FC contre 1.982 (mille neuf cent quatre-vingt-deux) FC le dollar américain, la semaine du 12 au 18 juillet, dégageant ainsi une stabilité relative.
Elles sont restées les mêmes sur le marché parallèle au cours de la même période, le dollar américain se négociant à 2.022 (deux mille vingt-deux) FC.
Cette stabilité relative du taux de change, qui est un indicateur de la bonne tenue du cadre macroéconomique, découle du pacte de stabilité signé entre le gouvernement et la Banque centrale du Congo (BCC).
Celui-ci consiste à ne dépenser que dans les proportions des recettes réalisées par le trésor public. La stabilité est aussi renforcée par les mesures gouvernementales de lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics, sans oublier l’accroissement des recettes de l’Etat par la rationalisation de la perception des taxes et impôts dus à l’Etat, à travers les services générateurs des recettes, à savoir la Direction générale des impôts (DGI), la Direction générale des douanes et accises (DGDA), la Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participation (DGRAD) ainsi que les services d’assiettes.
D’après la gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC) qui était invitée au Conseil des ministres, le Franc Congolais est resté stable sur les marchés de change au cours du mois de juillet.
Elle a indiqué que la monnaie nationale au 31 décembre 2020 n’a perdu que 1,15% de sa valeur face au dollar américain au 30 juillet 2021. A la période correspondante en 2020, elle s’était dépréciée de 15,38% en cumul annuel.
Le Président de la République pour le Franc Congolais fort et stable
Eu égard aux efforts entrepris pour stabiliser le cadre macroéconomique, le Président de la République a demandé aux membres du gouvernement réunis en Conseil des ministres, de mener une réflexion profonde pour faire du Franc Congolais, une monnaie forte et stable.
Il a par ailleurs encouragé le gouvernement à concrétiser son engagement de mettre en œuvre les politiques macroéconomiques crédibles, stables et d’accélérer les réformes structurelles devant, à terme concourir au renforcement de la stabilité interne et externe de la monnaie nationale, en vue d’améliorer significativement le pouvoir d’achat du citoyen congolais.
En ce qui concerne les réserves en devises, la gouverneure de la Banque centrale du Congo a indiqué qu’elles ont atteint au 31 juillet 2021, le niveau d’un milliard, sept cent quatre-vingt-douze millions des dollars américains contre un milliard cinq cent cinquante-cinq millions dollars américains au 20 juillet 2021.
Cette augmentation des réserves de change, a dit la gouverneure de la BCC, est consécutive à la maitrise de liquidité bancaire au travers d’une régulation monétaire prudente, au respect des engagements pris dans le cadre du pacte de stabilité entre le gouvernement et la BCC.
La volonté du gouvernement de stabiliser le cadre macroéconomique, souligne-t-on, se manifeste chaque jour par ses prises de position dans la gestion de la chose publique caractérisée par la lutte contre le coulage des recettes, le détournement des deniers publics et la corruption.
L’indépendance de la Banque centrale du Congo : pour quelles retombées ?
L’histoire autour de l’indépendance de gestion de la politique monétaire des Banques centrales retrace, le récit d’un parcours très riche en débat et controverse dans les milieux académiques et institutionnels. Depuis l’avènement du gouvernement Sama Lukonde, les démarches concernant le renouement des relations avec les institutions financières internationales se sont accélérées, que la problématique de la réelle indépendance de la Banque Centrale du Congo (BCC) a refait surface.
En effet, la Banque centrale étant une institution monétaire exerçant les fonctions d’émission de la monnaie judiciaire et sa régulation, et exécutant la politique monétaire du pays, son indépendance se traduit par une absence stricte d’interférence émanant du gouvernement ou d’autres institutions sur ses décisions et choix d’instruments de politique monétaire.
Quid de l’indépendance de la BCC?
Pour réussir ce projet de rendre la Banque centrale du Congo indépendante, il faudra la guérir des différents maux qui la caractérisent. En effet, du point de vue nomination des acteurs de ladite institution, les influences des politiciens semblent planer en coulisse. En outre, le problème lié à la restructuration du capital de la Banque pose toujours problème.
A en croire le site afrique.latribune.fr la BCC devrait augmenter son capital à 213,0 milliards de francs, soit 1,75% du PIB (Poids intérieur brut).
Une telle augmentation exigerait un apport en capitaux frais à hauteur de 104,0 milliards de francs. Ainsi dans ce même ordre d’idées, les institutions financières internationales, notamment le FMI (Fonds monétaire international), exigeait de la Banque Centrale du Congo, une profonde restructuration avant de lui assurer son appui. L’absence d’autonomie en parlant de la constitution d’un capital propre, et les probables influences de la sphère politique dans la nomination des acteurs, constituent deux principaux éléments qui rendent moins éloquent les textes de la loi n°005/2002 du 07 mai 2002.
Néanmoins, l’indépendance de la Banque centrale du Congo ne constitue qu’un pas dans la grande marche de la lutte contre l’instabilité chronique de sa monnaie.
L’indépendance de la BCC peut-elle redorer son blason en termes d’efficacité de sa politique monétaire ?
La plupart d’études démontrant les causes de l’inflation en République démocratique du Congo, à côté des causes monétaires, avancent que les causes réelles demeurent tout aussi significatives. En effet, l’économie congolaise reste marquée par ces différentes faiblesses, notamment, forte dépendance de l’extérieure (économie extravertie), faible taux d’investissement public, carence d’infrastructures intégratrices, faible capacité des institutions, forte démographie en termes de structure par âge.
Ces différentes faiblesses restent toutefois non exhaustives. En scrutant ces difficultés, l’on se rend vite compte que les maux dont souffre l’économie congolaise exige une conjonction des différentes politiques structurelles de type réformiste. A cet effet, compter sur l’indépendance de la Banque centrale pour résorber ces crises, ne serait que de l’utopie. Une indépendance réelle de la Banque centrale du Congo aurait bel et bien de l’incidence sur la stabilité des prix à court et moyen terme. Mais en ce qui concerne le long terme, il faut plutôt miser sur les réformes structurelles.
ACP/provinces26rdc.net
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