RDC : Leila Zerrougui « la MONUSCO n’est plus présente que dans six provinces et travaille pour réduire davantage sa présence » ce jeudi 3 octobre 2019

Leila Zerrougui, Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC, a animé une conférence de presse ce jeudi 3 octobre au quartier général de la MONUSCO. Elle est revenue sur sa participation à la 74e session de l’assemblée générale de l’ONU, à New York (USA) et sur le mandat de la Monusco et son retrait progressif.

« La MONUSCO n’est pas dans 20 provinces de la RDC, nous ne sommes présents que dans 6 provinces. Nous travaillons pour réduire encore notre présence. Notre rôle n’est pas de rester en RDC, pas de garder la RDC comme un enfant, sous tutelle. Ce n’est pas l’objectif. L’objectif, c’est quand on quitte un endroit, on ne revient pas. Et on ne revient pas parce que les choses n’ont pas été bien pris en charge par les autorités, les fonctions régaliennes de l’Etat parce que dans tous les pays il peut y avoir des problèmes, mais si on peut les gérer sans que le conseil de sécurité ne se mêle, sans qu’on affecte la stabilité de la région, ça devient un problème interne de l’Etat »,  a t-elle dit dans sa conférence.

Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, s’était exprimé à ce sujet le 26 septembre au cours de la 7e plénière du débat général de l’assemblée générale de l’ONU.

Il avait notamment remercié l’ONU pour le sacrifice humain et matériel en faveur de la RDC. Il a aussi soutenu « l’urgence et la nécessité » de réadapter la configuration de la MONUSCO en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain « en concentrant davantage les efforts sur les capacités d’intervention opérationnelle des Forces onusiennes aux côtés des FARDC ».

« La RDC a encore besoin de la MONUSCO, mais d’une MONUSCO non pléthorique, mieux équipée, forte et dotée d’un mandat adapté à l’image de la brigade d’intervention rapide qui avait jadis aidé à mettre en déroute le  mouvement rebelle du M23 », avait-il déclaré.

Le 10 octobre, le rapport sur la revue stratégique de la MONUSCO va être présenté au Conseil de sécurité. Le mandat de la MONUSCO sera revisité en décembre.

« L’objectif est de voir où on peut être encore utile pour aider la RDC à se stabiliser définitivement et la mission va fermer ses portes (…). Les conflits ne sont que dans trois provinces : Nord et Sud Kivu ainsi qu’Ituri. Même si on parle du Tanganyika et du Kasai, c’est des groupes armés qui sont en prêts à déposer les armes, si on arrive à bien les gérer et à les intégrer. C’est ce que le président à souligner », a expliqué Leila Zerrougui.

Leila Zerrougui, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC s’est exprimée au sujet de la marche projetée le 19 octobre prochain par le Comité Laïc de Coordination (CLC), dans le cadre de la croisade nationale contre « la corruption, l’impunité, l’impuissance de la justice et des forces de l’ordre ».

« Ce qu’il faut leur dire, c’est qu’ils ont le droit de marcher mais il ne faut qu’ils provoquent les forces de sécurité puisque ces derniers ont la responsabilité du maintien de l’ordre. Si je marche dans la rue, je ne dois pas déranger parce que la rue ne vous appartient pas. Elle appartient à chaque congolais. Vous avez le droit de vous exprimer en marchant mais sans piller les magasins ni porter atteinte à la personne qui dit ne pas être d’accord avec vous (…). Si les gens ne brulent pas, ne cassent pas, je vois mal le Gouvernement réprimer cette marche », a réagi la représentante du secrétaire général de l’ONU en RDC.

Le CLC annonce une grande mobilisation cette journée.

« Nous marcheront ce samedi 19 octobre pour exiger la fin de l’impunité, la suspension des personnes impliquées dans le détournement de 15 millions de dollars de la République et la démission sans délai des juges de la Cour constitutionnelle », dit le CLC.

Les laïcs annoncent qu’ils marcheront avec bibles, croix et chapelets, symboles de la justice, « en portant les calicots exprimant le refus du règne de la corruption, de l’impunité et l’absence de la justice ».

Ces actions, selon le CLC, visent à dénoncer également des nombreux scandales qui ont fait la une depuis quelques mois notamment les soupçons de corruption des députés provinciaux lors des élections des sénateurs, les invalidations des députés nationaux par la Cour Constitutionnelle.

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