La coalition Lamuka, par l’entremise d’un de ses communicateurs, maître Steve Kivuata, considère l’élection présidentielle au second degré proposée par Ngoy Kasanji, cadre du Front commun pour le Congo (FCC) et ancien gouverneur du Kasaï oriental, de « provocation » envers le peuple congolais.
Contacté par Media Congo Press (MCP), ce cadre de la plateforme née à Genève (Suisse) pense que l’idéal pour l’instant serait de revenir à l’élection présidentielle à deux tours comme c’était le cas en 2006. Il promet que sa plateforme mobilisera la population pour faire échec à cette démarche du FCC.
L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a aussi exprimé son opposition à l’idée de son principal allié le FCC.
Ngoyi Kasanji évoque des raisons d’ordre économique pour soutenir cette thèse appuyée jusque-là dans les coulisses par sa famille politique. Il a souligné que les élections au suffrage universel direct ont coûté énormément cher soit 1 milliard de dollars sur fonds propre en 2011 et 2018. Il estime que l’élection du président de la république par les parlementaires réduirait les risques de contestation.
Ci-dessous, la réaction de Maître Steve Kivuata, communicateur de Lamuka :
Réformes électorales : « Accepter les élections au suffrage indirect c’est permettre au FCC de confisquer le pays », Jean-Claude Katende
Maître Jean-Claude Katende s’est opposé ce mardi 08 septembre à l’idée d’une élection présidentielle au suffrage indirect comme l’a proposé le sénateur Ngoy Kasanji du Front commun pour le Congo (FCC), pour le coordonnateur de l’Association africaine des droits de l’homme (Asadho) opter pour des élections au suffrage indirect ‘’c’est permettre au FCC de confisquer le pays et de prendre nos vies en otage’’.
« Ça sera plus grave que ce qu’ils ont fait pendant 18 ans. Ngoyi Kasanji doit savoir que nous sommes vigilants », peut -on lire sur le compte Twitter de maître Jean-Claude Katende.
Depuis l’intervention de Ngoyi Kasanji soutenant les élections au suffrage indirect en vue de réduire les dépenses et éviter des risques de contestation observée en 2006 et 2011, des cadres de différents regroupements politiques défilent sur la toile pour s’opposer à cette démarche qui réduit la base électorale d’un président de la république.
Le député Jean-Jacques Mamba du Mouvement de libération du Congo (MLC) a promis de s’opposer radicalement au suffrage indirect du président de la république.
Jacquemin Shabani a fait savoir, à son tour, que l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) ne cautionnera pas l’hypothèse d’une présidentielle au suffrage indirect.
MCP /provinces26rdc.net
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