Pour Henri-Thomas Lokondo, la dissolution de l’Assemblée nationale ne peut intervenir qu’en cas d’un conflit entre le gouvernement et la Chambre basse du Parlement. Au cours d’un point de presse tenu lundi 20 janvier à Kinshasa, le député national Henri Thomas Lokondo, élu de la ville Mbandaka a réagi à la déclaration du chef de l’État devant la diaspora congolaise. Felix Tshisekedi avait évoqué la possibilité dissoudre l’Assemblée nationale en cas de crise persistante entre lui et cette institution.
« Cette matière est réglée par l’article 148, qui stipule qu’en cas de crise persistante entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale, le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale. Le texte ne parle pas du conflit entre le gouvernement et le Chef de l’Etat, encore moins entre l’Assemblée nationale et le chef de l’Etat », précise Henri-Thomas lokondo.
Il ajoute que la dissolution de l’Assemblée nationale passe par la confirmation par le Premier ministre et des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat de cette crise persistante.
« Si certains commencent à perturber mon travail de servir le peuple…il y aura dissolution de l’Assemblée nationale », prévient Félix Tshisekedi
Le président Tshisekedi a déclaré qu’il n’hésitera pas à prendre cette décision s’il constate que certains personnes l’empêchent de réaliser sa mission, qui est celle de travailler en faveur du peuple Congolais. Le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui s’exprimait devant les Congolais de la diaspora en Grande Bretagne ce dimanche 19 janvier 2020, a menacé de dissoudre le Parlement.« On commence à nous prêter des intentions que nous n’avons pas. Si je dissous l’assemblée nationale, cela veut dire que la crise va s’installer au pays. Je ne peux pas dissoudre l’Assemblée nationale tant qu’il n’y a pas de crise. Mais si je remarque que certains commencent à perturber mon travail de servir pour mon peuple, enfin de compte il y aura la dissolution de l’Assemblée nationale », a prévenu le chef de l’État
En outre, Félix Tshisekedi a déclaré ne pas être venu pour arrêter ni tuer, mais qu’il est venu pour remettre la dignité au peuple Congolais, et dit rester ouvert à tout celui qui veut l’accompagner.
Pour rappel, au terme des législatives nationales du 30 décembre 2018, c’est le Front Commun pour le Congo, (FCC), de l’ancien président Joseph Kabila qui a obtenu la majorité à l’assemblée nationale, tout comme au Sénat.
Provinces26rdc.net
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