Dans la suite des réactions enregistrées après la déclaration du Premier ministre, le 21 juillet, via son directeur de la communication et porte-parole, refusant d’endosser les récentes nominations dans la magistrature et l’armée, le député national Henri-Thomas Lokondo a donné de la voix. Selon lui, le cas d’un Premier ministre en mission de deux jours à l’intérieur du pays, n’est fondamentalement pas un cas d’empêchement.
« Le cas d’empêchement est une impossibilité officiellement constatée pour un gouvernement d’exercer ses fonctions. C’est le sens profond de l’alinéa 2 de l’article 90 de la Constitution. Encore qu’avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication, la signature du Premier ministre pouvait être obtenue à moins que ce dernier ait donné son accord avant son départ… », a-t-il indiqué.
L’élu de Mbandaka soutient donc que « le contreseing d’un Premier ministre n’est pas une formalité administrative ». « Surtout dans un gouvernement de coalition. C’est un acte juridique de fond qui nécessite un temps de réflexion ou d’analyses des dossiers… », argue-t-il.
Dans la foulée, il alerte sur la notion de l’indivisibilité du pouvoir. Une notion reprise dans l’ouvrage « La passion de l’État » de Léon Kengo wa Dondo. « Le pouvoir est un et indivisible. C’est son exercice qui est partagé », explique Henri-Thomas Lokondo.
Sa sortie médiatique au lendemain de la déclaration du Premier ministre sur les ordonnances présidentielles lui a valu des piques par ceux qui ont démontré le contraire, notamment un des intervenants dans une émission politique en vogue en Lingala.
Lokondo a ainsi dénoncé le fait qu’il soit cité alors qu’il ne prenait pas part à l’émission pour prendre sa propre défense.
Cet élu du peuple estime ainsi que les règles de bienséance ne devraient pas être énervées, dans tous les cas. Sinon, « c’est mettre en souffrance l’éthique politique ».
« On ne peut pas citer nommément quelqu’un qui n’est pas là pour se défendre et lui envoyer des documents qu’il n’a pas demandés », a-t-il dénoncé tout en rassurant qu’il est loin de la polémique ou encore de l’agitation. « Je fais toujours un effort pour être véritablement un homme d’État. Et un homme d’État n’a pas d’état d’âme, il n’a que des états de services pour la nation », a-t-il vigoureusement réagi.
Le Potentiel /provinces26rdc.net
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