L’Organisation congolaise de promotion et de défense des droits de l’homme Justicia Asbl dénonce ce qu’elle qualifie d’espionnage de la résidence de la vice-gouverneur du Lualaba, Fifi Masuka.
Dans un communiqué rendu public le vendredi 18 décembre 2018, Justicia Asbl relève que l’installation des caméras de surveillance pour espionner la vie d’une personne quelle que soit sa qualité et son statut social, en dehors des cas prévus par la loi, une atteinte à la vie privée.
C’est pourquoi l’Ong de défense des droits de l’homme demande au gouvernement provincial du Lualaba de retirer immédiatement et sans conditions les caméras de surveillance braquées sur la résidence de Madame la Vice-gouverneur dans l’unique but de l’espionner.
Justicia Asbl parvient à la conclusion selon laquelle le Gouverneur Muyej fait espionner la résidence de Madame Fifi Masuka sous prétexte de préserver la sécurité dans la ville de Kolwezi.
Selon des témoignages concordants, indique l’Ong de défense des droits de l’homme évoque, ces caméras capteraient et diffuseraient auprès des membres du Comité de coordinations et des opérations, des images du dehors et de l’intérieur de toute sa résidence.
Des affirmations qui correspondent aux informations fournies par la concernée elle-même dans une réplique adressée aux honorables membres du bureau de l’Assemblée provinciale du Lualaba sur les allégations du Gouverneur Muyej.
En effet, Madame la Vice-gouverneur Fifi Masuka y a fait savoir que les images captées par ces caméras de surveillance sont transmises directement, aux téléphones de tous les membres du Conseil de sécurité, sauf elle alors qu’elle en est la deuxième personnalité. « Pourquoi seulement moi, qui ne suis pas reliée par téléphone, à ces caméras qui d’ailleurs ont accès à mon intimité et à mon intégrité ? », s’est-elle interrogée.
Madame la Vice-gouverneur Fifi Masuka pense que ces caméras ont été placées dans le périmètre de sa résidence pour violer son intimité. « Mon mari se réserve le droit de porter plainte pour atteinte à sa vie privée et au harcèlement psychologique fait à son épouse », a-t-elle expliqué aux membres du bureau de l’Assemblée provinciale du Lualaba.
Les tensions entre le gouverneur Muyej et sa vice-gouverneur, ces derniers jours, sont révélatrices d’un dysfonctionnement inquiétant de la province du Lualaba.
Le Vice-premier et ministre de l’intérieur, Gilbert Kankonde, s’est-il déjà impliqué pour ramener de l’ordre à la maison en invitant le président de l’Assemblée provinciale du Lualaba à Kinshasa ?
De nombreuses réponses sont attendues de cette affaire qui frise un scandale financier dans la gestion de la province du Lualaba.
Zoom – Eco /provinces26rdc.net
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