La présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, a accordé une audience, ce mardi 3 décembre, à la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies chargée des questions des violences sexuelles commises en période des conflits, Pramila Patten. Au sortir de cette audience, Pramilla Patten a informé de la signature d’une note relative au communiqué conjoint de 2013 visant à renouveler l’engagement des Nations Unies à lutter contre les violences sexuelles en période des conflits ensemble avec le gouvernement congolais.
Elle déplore- cependant- la recrudescence des violences sexuelles durant l’année 2019 comparativement à l’année dernière.
« J’ai passé trois jours à Bukavu et Goma. Effectivement, j’ai constaté que, dans l’Est du pays, les violences sexuelles continuent à être une douloureuse réalité de ces conflits qui rongent l’Est du pays. Dans les cas recensés par les Nations Unies, on constate qu’il y a même une augmentation en 2019 par rapport à 2018. Ce qui est très malheureux. D’où la nécessité de vraiment appuyer le gouvernement. J’étais ici en 2017, j’ai constaté qu’il y a des efforts par rapport à la justice, par exemple, sur les viols des enfants. Mais le chemin reste long pour que le gouvernement renforce ces efforts et les Nations Unies. Ma visite s’inscrit dans cette réalité de réaffirmer mon engagement, l’engagement des Nations Unies et de mon bureau à accompagner le gouvernement congolais dans ses efforts », précise Pramila Patten.
Selon l’Unité de la Police Nationale Congolaise chargée de Protection de l’Enfant et de Prévention des Violences Sexuelles (EPEPVS) que Pramila Patten a visitée, la province du Sud-Kivu a enregistré 197 cas de violences sexuelles, basées sur le genre en 2019. Sur 164 personnes arrêtées et déférées devant la justice dans ces affaires, 16 étaient des militaires.
Le communiqué conjoint RDC-ONU a été signé le 02 avril 2013 et fixait les engagements pris par la RDC dans les domaines de la lutte contre l’impunité pour les crimes de violence sexuelle, l’accélération des efforts de réforme du secteur de la sécurité, la création de mécanismes de vérification lors de la réintégration des ex-combattants dans l’armée nationale, l’assurance d’un meilleur contrôle des ressources minérales et des services renforcés pour les victimes
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