L’opposition congolaise durcit le ton et appelle désormais à la démission du président Félix Tshisekedi, qu’elle accuse de violer la Constitution en engageant une démarche visant à modifier la loi fondamentale du pays. L’appel été lancé mardi 16 juin 2026 à Kinshasa.
La Coalition Article 64 annonce, à cet effet, l’organisation le 8 juillet prochain d’une marche pacifique sur l’ensemble du pays, avec pour point de chute le Palais présidentiel. L’annonce a été faite ce mardi, à l’issue d’une réunion d’évaluation des événements du vendredi 12 juin dernier.
« Les membres de la coalition article 64 ont levé l’option d’appeler le peuple congolais dans toutes les provinces, dans tous les territoires, toutes les chefferies, localités et autres à participer à une grande ou à de grandes marches pacifiques le 8 juillet », a déclaré Prince Epenge, porte-parole de Lamuka et l’un des cadres de cette plateforme de l’opposition.
A Kinshasa, selon lui, cette grande marche pacifique aura comme point de chute Mont-Ngaliema « pour exiger la démission de Monsieur Tshisekedi qui a trahi la nation, qui craché sur la Constitution et qui va réaliser un referendum aux fins de réaliser la balkanisation du pays ».
Cette annonce est faite quelques heures seulement après le vote au Parlement de la loi référendaire. Ce dossier continue de diviser. La majorité présente cette réforme comme un cadre juridique destiné à organiser les référendums prévus par la Constitution. L’opposition notamment la Coalition Article 64, y voit en revanche une démarche susceptible d’ouvrir la voie à une révision constitutionnelle et, à terme, à un troisième mandat présidentiel pour Félix Tshisekedi.
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