RDC : « L’Union sacrée devient sans négociations préalables une plateforme électorale et ceux qui ne s’alignent pas ont des problèmes », Michael Tshibangu (Ensemble)

La coalition de l’Union sacrée pour la nation n’a pas été créée à des fins électorales et n’est en aucun cas une plateforme dans ce sens. La précision a été donnée par le conseiller de Moïse Katumbi, en charge des télécommunications, des NTIC, de l’économie numérique et des réseaux sociaux.

Michael Tshibangu répondait à la question de savoir pourquoi le président d’Ensemble pour la République Moïse Katumbi qui, selon plusieurs indications, entend se présenter aux élections de 2023, s’était allié au Président Tshisekedi, candidat à sa propre succession.

« Le Président Félix a dit qu’il était bloqué par le FCC, qui avait la majorité. Félix Tshisekedi a demandé à Moise Katumbi, Bemba et d’autres leaders de l’aider à obtenir la majorité et à gouverner sans entrave jusqu’en 2023. L’Union sacrée n’est pas une plateforme électorale », a-t-il déclaré.

D’après lui, cela ne devrait normalement pas poser de problème.

« Le problème aujourd’hui, c’est qu’on a abandonné les objectifs de l’Union sacrée pour se concentrer sur la bataille de positionnement. L’Union sacrée devient sans négociations préalables une plateforme électorale », a-t-il ensuite déploré.

Michael Tshibangu regrette également que trois (3) ans avant la fin du mandat, la candidature a été annoncée et également, que tout soit fait pour contrôler le processus électoral du début à la fin.

« Ceux qui ne s’alignent pas ont des problèmes. Ensemble a des problèmes parce qu’Ensemble peut dire non », a-t-il expliqué.

Dénis Kadima, qui est accusé d’être proche du président Tshisekedi, a obtenu le week-end dernier, le soutien de l’assemblée nationale pour le poste de président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Cette décision a jeté un froid sur les relations entre les camps pro-Tshisekedi et pro-Katumbi, qui connaissent une période de turbulence depuis plusieurs semaines. Et depuis, le camp Katumbi n’a cessé de manifester son mécontentement face à cet entérinement, expliquant qu’il n’a proposé aucun nom pour figurer sur la liste des membres de la CENI.

Crise dans l’Union sacrée: Katumbi voulait deux postes au bureau de la nouvelle Ceni

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Moïse Katumbi, une des têtes d’affiche de l’Union sacrée de la Nation, n’est pas représenté au bureau de la nouvelle Commission électorale nationale indépendante (Ceni) entérinée samedi 16 octobre 2021 par l’Assemblée nationale.

Pour cause, le chairman du Tout-puissant Mazembe exigeait deux postes au sein de ce bureau de la centrale électorale. D’abord, en tant qu’Ensemble pour la République, et comme AMK et alliés, respectivement deuxième et quatrième forces de l’Union sacrée de la Nation.

Lors des négociations à ce propos, « nous avions proposé l’approche de désigner les membres par groupe parlementaire. Mais cette approche a été rejetée par Mboso et ceux qui l’accompagnaient dans les négociations », révèle Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi.

Pour le président de l’Assemblée nationale,  » Ensemble a toujours négocié en bloc ». Donc, un seul poste pour Ensemble et AMK & Alliés au lieu de deux, malgré leur importance numérique ou poids politique. « Il n’y a donc pas eu de compromis dans les négociations », poursuit Dieudonné Bolengetenge, qui souligne que  » ceux qui sont dans le bureau pour le compte d’Ensemble n’ont pas reçu de mandat de cette famille politique « . Il dénonce donc la  » fraude », la « corruption » et le « débauchage » qui ont caractérisé les méthodes « cavalières » et « unilatérales » de Christophe Mboso dans cette démarche « inique ».


Actu 7 /provinces26rdc.net

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