La lutte contre les violences sexuelles passe aussi par les forces de sécurité. Lettre d’engagement de bonne conduite, unité spécialisée, formation… C’est dans ce cadre que les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont mis en œuvre un plan d’action pour combattre les violences sexuelles commises par ses éléments.
A en croire RFI, durant les trois ans qui ont suivi, quelques 580 militaires ont été jugés, soit près de 200 par an, mais depuis, ce nombre aurait baissé. Le colonel Batabombi est le secrétaire de la commission chargée du suivi du plan d’action pour les FARDC. ” Vraiment la justice militaire est très sévère. Même s’il y a un cas présumé avec les gens qui sont au front, la justice intervient “.
Manque de moyens financiers
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la Police Nationale Congolaise (PNC) a aussi mis sur pied son plan d’action. Toutefois, il faut encore reprendre les formations ainsi que la signature des lettres d’engagement de bonne conduite. Mais cela nécessite des moyens financiers, notamment pour favoriser le déploiement d’unité de la police spécialisée de la protection de l’enfance et la prévention des violences sexuelles.
Les victimes encouragées à porter plainte
Le major Mimi Bikela est à la tête de cette unité pour la ville de Kinshasa. ” Parfois, on se retrouve dans des difficultés, où il y a un besoin, mais c’est tellement éloigné des services. Si nous, on ne peut pas faire quelque chose, il faut une police de proximité qui peut intervenir dans un premier temps et faire le nécessaire en attendant qu’on intervienne pour la suite et pour une bonne orientation. ” Ces deux officiers encouragent toutes les victimes de violences sexuelles à porter plainte, même s’il s’agit d’hommes en uniformes et d’appeler également la ligne gratuite 122, dans le but de se voir prises en charge gratuitement.
La Tempete des Tropiques /provinces26rdc.net
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