« Dans ma lettre, je prie respectueusement le président de la République de bien vouloir rapporter son ordonnance, après avoir fait la démonstration de la violation intentionnelle de la constitution », déclare Me Théodore Ngoyi, avocat des juges Kilomba et Ubulu de la Cour constitutionnelle nommés à la cour de cassation.
Pour lui, cette « mise au point » est essentielle alors que son apparition à côté de Martin Fayulu et surtout les propos de celui-ci qui laissait entendre que Chef de l’Etat courait le « risque d’être destitué par le Parlement pour violation intentionnelle de la Constitution » suscite des commentaires divers et variés, les uns aussi virulents que les autres.
Intervenant dans le Magazine top presse, Théodore Ngoyi assure « ne pas souhaiter du tout que le président de la République ait à s’expliquer (auprès du Parlement réuni en Congrès, tel que le prévoit la Constitution en cas de violation de la loi fondamentale congolaise », explique-t-il.
« Je voudrais que le président de la République achève son mandat et réalise le projet de société qui ressort de la Constitution, celui d’instaurer un Etat de droit. C’est mon souhait, c’est ma prière », affirme, la main sur le coeur, celui qui est aussi Pasteur.
Félix Tshisekedi en sortira grand
Ancien candidat à la présidentielle de 2018, l’avocat au Barreau de Kinshasa-Gombe dit croire encore en l’homme, Félix Tshisekedi, qu’il a eu rencontrer durant la campagne électorale.
« J’ai vu beaucoup d’humilité et de charisme en lui. J’ose croire qu’il va, calmement, constater que les arguments que j’ai produits (dans la lettre lui adressée) sont valables et qu’il va rapporter (son ordonnance). Il en sortira grand », lance-t-il
Il ajoute : « ce n’est pas une faiblesse. Il va montrer par là que pendant qu’il est président de la République, il n’acceptera pas qu’il y ait violation des droits ».
Pour Théodore Ngoy, Félix Tshisekedi « va aussi devenir grand, en interdisant l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et ses militants, de m’agresser comme on a déjà commencé à le faire (on a agressé mon petit-frère à Lubumbashi et menacé mon collaborateur ) ».
Et d’insister : « je crois qu’il entendra ma requête que je lui ai adressée dans le respect de l’institution qu’il incarne, et qu’il ne voudra pas qu’on aille à l’autre alternative », prévient-il
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