RDC-Maï-Ndombe : appel au respect du délai recommandé pour l’utilisation des engrais chimiques

Un appel au respect de la période d’attente minimale nécessaire entre l’application d’engrais chimiques et la récolte des légumes a été lancé aux cultivateurs par une association, province du Maï-Ndombe, (au sud-ouest de la République démocratique du Congo), pour prévenir contre les menaces liés directement à la santé des consommateurs, a appris l’ACP vendredi lors d’un entretien.

«Notre association et moi-même appelons les cultivateurs du territoire de Kutu, province du Mai-Ndombe, à respecter le délai recommandé pour l’utilisation des engrais chimiques avant la récolte des légumes. Le non-respect de ce délai peut avoir des impacts négatifs sur la santé humaine, pouvant aller jusqu’à causer la mort en cas d’ingestion de résidus laissés par ces engrais. Ces produits chimiques, tels que l’urée, le compost ammoniacal et autres, utilisés pour la culture des oignons et de l’amarante, nécessitent un délai d’au moins deux semaines avant la consommation, un délai qui doit être strictement observé», a déclaré Fally Mpia, Ingénieur agronome membre de l’Association des cultivateurs de Nioki.

Selon M. Mpia, le non-respect du délai avant la récolte pour les engrais chimiques (surtout azotés) provoque une accumulation de nitrates dans les tissus végétaux, nocives pour la santé humaine. Cela entraîne aussi une brûlure des racines, un dépérissement de la culture, une pollution des nappes phréatiques et une dégradation de la structure du sol.

Il est crucial de respecter les délais de carence (souvent plusieurs jours à semaines) entre l’application et la récolte ou la consommation, a-t-il ajouté.

«Il est généralement recommandé d’attendre au moins 3 à 4 semaines (environ 20 à 30 jours) après le dernier épandage d’engrais chimiques (urée, NPK) pour récolter, afin de permettre l’absorption des nutriments par la plante et d’éviter les résidus de nitrates dans les produits récoltés. Ces délais peuvent varier selon la culture et le cycle de croissance, une période de carence de 30 jours étant un standard prudent en agriculture», a-t-il conclu.

 

ACP/Provinces26rdc.com

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