Plusieurs habitants de Karenga, un village du groupement Kamuronza, dans la chefferie des Bahunde, en territoire de Masisi, sont accueillis à Sake depuis le dimanche 25 décembre 2022.
Ceux-ci sont en déplacement, suite à la peur engendrée par les détonations des armes lourdes lors des affrontements qui ont éclaté depuis le même dimanche entre l’armée loyaliste et les rebelles du M23/RDF dans les profondeurs du Parc des Virunga.
La nouvelle est livrée à Lesvolcansnews.net par plusieurs sources au sein de la société civile et parlement des jeunes du Groupement Kamuronza.
« Depuis le dimanche, nous avons enregistré un bon nombre d’habitants en provenance de Karenga, ils sont accueillis dans des familles d’accueil à Kingi, Kimoka et Sake. D’autres qui n’ont pas réussi à trouver des familles d’accueil sont en hébergement dans des écoles et églises. Nous appelons le gouvernement congolais et les humanitaires de venir assister cette population démunie de tout, traumatisée par ces attrocités de guerre », indique Bashubaho Pascal, président du parlement des jeunes dans le groupement Kamuronza.
Toutefois, contrairement aux informations faisant état d’une présence des rebelles du M23 dans cette partie du territoire de Masisi, une source sécuritaire contactée par votre rédaction précise que, l’ennemi (M23/RDF) est pourchassé par les FARDC dans les profondeurs du parc des Virunga et pas à Karenga non plus à tout autre endroit du groupement Kamuronza.
Face à cette situation, le président du parlement des jeunes du groupement Kamuronza appelle la population à une vigilance tous azimuts et les autorités militaires à renforcer la ligne du sud de Karenga dans le parc des Virunga étant donné que l’ennemi peut chercher des manœuvres pour atteindre les agglomérations de Kimoka et Sake sur la route Goma-Sake et Sake-Kitshanga.
Opérations conjointes Fardc-Updf : plus de 70 personnes libérées

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo FARDC coalisées à l’armée Ougandaise dite UPDF annoncent la libération d’une soixantaine de civils des mains des présumés rebelles ADF dans les territoires de Beni au Nord-Kivu et d’Irumu en Ituri.
C’est en trois mois que les forces conjointes ont mené d’intenses opérations contre les Forces démocratiques alliées (Adf) et libéré les détenus de ce groupe terroriste considéré comme ennemi commun à la RDC et à l’Ouganda.
Une dépêche des forces conjointes, rendue publique mardi 27 décembre 2022, indique que cette action est le fruit d’une pression armée contre ces extrémistes islamistes.
« Sous pressions des FARDC et de l’UPDF, près de 70 otages libérés des griffes des terroristes de ADF/MTM en territoires de Beni et Irumu en 3 mois. C’est pas du sensationnel », a écrit le lieutenant-colonel Mak Hazukay.
Il faut rappeler que l’armée ougandaise dite UPDF opère sur le sol congolais depuis le mois de novembre 2021 aux côtés des FARDC dans la traque des rebelles. Depuis leur présence en RDC, les sociétés civiles de l’Ituri et de Beni ne sont toujours pas satisfaites des résultats escomptés par cette force mutualisée car disent-elles, l’armée Ougandaise ne fait que repousser les rebelles du côté RDC.
lesvolcansnews / Provinces26rdc.com
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