La cité de Sake est toujours contrôlée par les FARDC et les Wazalendo. Certains habitants sont toujours présents dans quelques certains quartiers de la cité.
Le mardi 13 février, vers 16 heures locales, les FARDC avaient bombardé les positions rebelles au niveau des antennes et dans un champ environnant, toujours près des antennes.
Ces bombardements avaient freiné la route aux M23 qui voulaient descendre vers Tingi dernière le quartier Kaduki.
La nuit du mardi à ce mercredi 14 février, plusieurs maisons et boutiques de la population ont été pillées pas les éléments Nyatura, et plusieurs civils ont été victimes de balles perdues et dont on signale d’ailleurs la mort de Pascal Sika Ndalemwa décédé suite à une balle perdue tirée par les Nyatura lors des tentatives des pillages des maisons et boutiques.
Ce mercredi 14 février vers 7 heures, au niveau de rond-point Sake proche de la quincaillerie Maisha, un élément FARDC a été fusillé par un sniper de rebelles du M23, la balle serait venue de l’axe Lutobogo vers Karongora, précisent les sources militaires sur place.
Pour l’instant plusieurs militaires FARDC et Wazalendo sont visibles dans la cité. Et de même, certains habitants regagnent la cité pour récupérer leurs biens et des vivres.
Beni : 2 morts et 2 blessés dans l’explosion d’une bombe

Deux personnes sont mortes et deux autres blessées dans l’explosion d’une bombe en ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, ce mercredi 14 février 2024.
C’est en début d’après-midi que des habitants de la cellule Lao, au quartier Mangombi, ont été surpris par cette explosion. Des cris des blessés ont alerté les gens qui se sont dépêchés pour constater le fait.
« Nous avons entendu une forte détonation, accompagnée de la poussière et de la fumée. Nous nous sommes rendus sur place et nous avons trouvé Rebecca et Milka par terre. Elles étaient déjà mortes », témoigne une femme au visage triste, voisine de la parcelle où le drame s’est passé.
Imprudence des victimes !

Même-si la police technique et scientifique n’a pas encore rendu public le résultat des enquêtes, les premières informations montrent qu’il s’agirait d’une bombe artisanale, selon les traces retrouvées sur le lieu de drame, à savoir : des barres des clous et d’autres métaux. L’engin aurait été ramassé par les enfants qui l’ont amené à leur mère. C’est en voulant vérifier de quel objet était-il question que l’engin a explosé, explique Emmanuel Kasereka Matata, chef de la cellule Lao.
« Les enquêteurs sont déjà sur place. Nous trouvons quelques morceaux des clous de 15 et d’autres métaux à côté, ce qui nous fait croire qu’il s’agissait d’une bombe artisanale. Apparemment, la femme voulait détruire l’engin pour voir ce qui s’y trouve sans savoir qu’il s’agissait d’une bombe », a-t-il expliqué.
Les enfants ont été grièvement blessés et dépêchés à l’hôpital général de référence (HGR) de Beni où ils bénéficient des soins. Et les corps de leurs mères ont été acheminés à la morgue officielle par la police technique et scientifique.
Un incident interpellateur

Face à cette situation, les autorités locales et les acteurs de protection interpellent la population à la vigilance pour éviter des incidents de plus. Parmi les comportements à adopter, ils recommandent « d’éviter des attroupements en cas d’alerte, d’appeler la police ou les autres services de sécurité, d’observer et de rapporter tous les mouvements suspects. Il est aussi recommandé de ne pas toucher aux objets trouvés par terre ou dans des endroits isolés, tels que téléphones, sacs et d’autres objets qui semblent étranges », interpelle Olenga Kamale, chef de quartier Benengule.
Des attaques récurrentes à la bombe

La région de Beni, au Nord-Kivu, connaît depuis plusieurs mois une nouvelle forme d’insécurité caractérisée par des attaques à la bombe artisanale. Des engins explosifs y sont régulièrement découverts. Souvent des alertes à la bombe sont rapportées dans des marchés, lieux de culte ou à l’entrée des écoles.
À titre illustratif, le 10 janvier 2022, l’explosion d’une bombe a fait 16 morts et plus de 80 blessés dont certains ont été amputés de leurs membres à Kasindi, à 90 Km à l’est de la ville de Beni. Dix jours plus tard, une autre attaque à la bombe artisanale était enregistrée au marché de Macampagne à Beni même, faisant une dizaine de blessés.
Les volcans News / Provinces26rdc.com
La police Technique et scientifique lève les corps des victimes de l’explosion à Beni (Nord-Kivu) pour la morgue le 14 février 2024. © Photo crédit Delphin Mupanda/MCP