RDC : « Nous avons la capacité et la logistique » de tenir l’état de siège (FARDC)

« Nous voulons contraindre ceux qui sont à la base de l’insécurité (dans l’Est du pays), si pas à se rendre, tout au moins à être neutralisés, et ce, de manière définitive. Nous en avons la capacité et la logistique.

Nous allons y parvenir », assure le général Léon-Richard Kasonga, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC), dans une conférence de presse conjointe avec son collègue de la Police nationale congolaise (PNC) organisée par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, au lendemain de la signature des ordonnances présidentielles instituant l’état de siège dans les provinces de Nord-Kivu et Ituri.

« Pendant la période concernée, nous allons faire notre travail de tous les jours, cette fois-ci avec une différence, c’est que le commandant militaire gère en même temps la province, mais aussi les troupes, qui sont ses éléments de manœuvre sur le terrain (des opérations). Ces troupes sont sous ses ordres. Il les commande pour le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’État », explique-t-il.

Garantie de respect des lois 

« Nous sommes dans l’obligation de respecter les droits de l’homme, le droit international humanitaire et ce qui est spécifique à l’Armée, les règles d’engagement », rassure le Général Kasonga.

Concrètement, « quand vous avez des rendus ou capturés sur le théâtre des opérations, vous les traitez humainement (…). C’est en cela que nous sommes différents des bandes armées, des groupes terroristes et de tous ceux qui sont à la base de l’insécurité dans l’Est de notre pays », pointe-t-il.

Seulement, prévient-il, « quiconque pose un acte qui va dans le sens d’empêcher l’armée d’atteindre l’effet final recherché, qui est la paix et la restauration de l’autorité de l’État, va, sûrement, énerver la loi et (celle-ci) va le frapper durement ».

Obligation de résultat 

Par ailleurs, le porte-parole des FARDC, indique que l’Armée a « une obligation de résultat. C’est la paix, la tranquillité. Pour y parvenir, c’est vous  les faiseurs d’opinion. C’est vous qui allez expliquer à notre population, à notre peuple, la manière dont nous allons procéder, nous comporter », s’adresse-t-il aux journalistes.

Enfin, « nous allons faire ce travail conformément à l’esprit et à la lettre de 2 ordonnances signées par le Chef de l’État parce que c’est notre cadre juridique », précise le porte-parole de l’armée congolaise.

C’est ce jeudi 6 mai et pour une période de 30 jours que l’état de siège entre en vigueur sur toute l’étendue des provinces du Nord-Kivu et Ituri en vue d’éradiquer les forces négatives nationales et étrangères (dont l’ADF) qui insécurisent cette région très riches en ressources naturelles, avec des attaques meurtrières répétées.

Les 2 provinces précitées seront, tout le long de l’état de siège administrées par des gouverneurs militaires et des vice-gouverneurs policiers.

L’Etat de siège n’est pas un chèque en blanc pour violation des droits de l’homme ( porte-parole de la police )

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le porte parole de la PNC, Pierrot Mwana Mputu

Le mardi 4 avril 2021, au cours d’une conférence de presse conjointe tenue par le ministre de la Communication et Médias, porte parole du gouvernement Patrick Muyaya, le général Leon-Richard Kasonga, porte-parole des Forces armées de la RD-Congo(FARDC), et le colonel Pierrot Mwana Mputu, porte parole de la Police Nationale Congolaise ( PNC), 24 heures après que le président Félix  Tshisekedi ait décrété l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Ces derniers ont ténu à expliquer  le comment de la mise en œuvre  de cet “ état de siège”.

D’après le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya “ l’état de siège permettra au gouvernement de déployer une administration militaro-sécuritaire avec comme objectif de dissuader et contraindre toutes les forces négatives, afin de mettre fin définitivement à l’insécurité dans cette partie du pays ».

“ L’état de siège n’est pas un chèque en blanc pour la violation des droits. Il sollicite l’appui de la population. Si tout marche bien, nous pourrons nous retrouver  30 jours après pour chanter la victoire ”, a déclaré le porte parole de la PNC, Pierrot Mwana Mputu.

Du côté des opérations militaires, le porte-parole des FARDC rassure. “ Nous avons  les capacités et la logistique pour contraindre les forces négatives, à la limite de contraindre, nous allons les neutraliser », a laissé entendre le général Leon-Richard Kasonga. Et d’ajouter : “ nous avons  l’obligation de respecter les droits de l’homme, le droit humanitaire international et les règles d’engagement comme la gestion des rendus… Nous allons faire notre travail de tous les jours et les résultats, c’est pacifier cette partie du pays ».

Pour rappel, le président de la République Félix Tshisekedi a proclamé l’état de siège le lundi 3 mai 2021. Et cette décision qui entrera en vigueur dans 48 heures aura pour effet, quelques réaménagement et réorganisation du pouvoir de gestion dans ces deux provinces ciblées, notamment, le pouvoir militaire va remplacer le pouvoir civil pendant les 30 jours de cet état d’exception.

 

 


Top Congo Fm /provinces26rdc.net

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