Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, appelle les leaders de la Coalition Article 64 (C64), à clarifier leur position après la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), dirigé par l’ancien président Joseph Kabila.
Plusieurs figures de l’oppostion congolaise militent au sein de cette coalition, notamment, notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund et autres.
Dans une vidéo diffusée dimanche 18 octobre sur les réseaux sociaux, Patrick Muyaya interpelle les responsables de cette plateforme de l’opposition qui réclamaient la participation de Joseph Kabila à un éventuel dialogue politique inclusif.
« Tous ceux qui plaidaient pour sa participation au dialogue, ils doivent s’y prononcer s’ils font le choix de la République », déclare-t-il.
Pour Patrick Muyaya, la décision de Joseph Kabila de prendre la tête du FRN, un mouvement politico-militaire annoncé le 12 octobre à Goma, remet en question les appels à sa participation au dialogue national.
Le porte-parole du gouvernement estime que le choix de l’ancien chef de l’État de prendre les armes constitue une attaque contre les institutions et l’ordre constitutionnel.
« Le choix qu’il fait de prendre les armes, c’est de s’attaquer à la République et à l’ordre constitutionnel », affirme-t-il.
Félix Tshisekedi exclut du dialogue ceux qui prennent les armes contre la République
Le 27 août 2026, lors de son adresse à la nation, Félix Tshisekedi avait prévenu que les personnes qui combattent par les armes l’ordre constitutionnel, occupent une partie du territoire national ou administrent illégalement des entités de la République ne pourraient pas participer au dialogue national en qualité de composante politique. Le chef de l’État avait notamment affirmé qu’« aucune conquête militaire ne pourra être convertie en légitimité politique ».
Tshisekedi avait précisé : « Aucun mouvement armé ne pourra invoquer l’inclusivité pour imposer par la force ce qu’il n’a pas obtenu par les voies démocratiques. Ne pourrons donc pas participer à ce dialogue en qualité de composante politique, ceux qui, à l’ouverture du processus, combattent par les armes l’ordre constitutionnel, occupent par la force une partie du territoire national, administrent illégalement des entités de la République ou agissent au service d’une puissance étrangère, en l’occurrence le Rwanda ».
Kabila à la tête du FRN
Le Front pour la refondation de la nation est présenté comme la nouvelle structure politico-militaire succédant à la coalition AFC-M23. Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, deux figures de l’ancienne coalition, en sont les vice-présidents.
Le mouvement invoque notamment l’article 64 de la Constitution congolaise pour justifier son opposition au pouvoir du président Félix Tshisekedi.
LePotentiel / Provinces26rdc.com
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