RDC : Peter Kazadi « Augustin Kabuya c’est mon frère, donc je connais ses limites » Lors d’un point de presse ce vendredi 1er novembre 2019(UDPS)

Devant la presse ce vendredi 1er novembre à Lemba, Peter Kazadi élu provincial de l’UDPS à Kinshasa, a démenti les propos du secrétaire général Augustin Kabuya selon lesquels il l’aurait contacté pour faire parti le président intérimaire Kabund.

« Eberande a été proposé pour être directeur de cabinet et non directeur de cabinet adjoint. A l’UDPS nous avons un principe, lorsque le président est kasaien, celui qui vient après doit être d’une autre province. Donc étant kasaien, j’étais déjà éliminé (…). Lorsque j’ai été nommé directeur de cabinet adjoint du président de l’UDPS actuellement président de la République, Kabuya n’était pas encore nommé secrétaire général du parti », a déclaré Peter Kazadi qui affirme entretenir de bonnes relations avec Félix Tshisekedi.

Et d’ajouter « bien que détenant les informations sensibles, susceptibles de nuire à leur carrière politique, je me refuse d’agir comme eux ».
« Proche du président de la République, la décence m’interdit de me rabaisser à ce niveau », a-t-il souligné

Il se fait malheureusement que les tentatives de dialogue d’alcôve ont été rejetées avec arrogance et mépris par certains de nos collègues qui se sont accaparés de la direction de notre parti. Dans ce contexte, le seul moyen qui restait pour nous faire entendre et dénoncer le diktat de la minorité au sein du parti était de crier fort au risque d’alerter le voisin », explique t-il.

Le dimanche 27 octobre, il avait en public protesté contre la gestion du parti par Kabund et Kabuya : « J’ai appris qu’au cours de la réunion de l’exécutif du parti de ce jeudi, tu as annoncé ta volonté de violer, une fois de plus, les statuts du parti en proposant la nomination des membres d’une nouvelle équipe de l’exécutif du parti. Je te demande de ne pas pousser ton stoïcisme jusqu’au bout car, si ton projet est mis en exécution, il y aura des conséquences graves qui vont secouer durablement notre cher parti ».

La réponse d’Augustin Kabuya ne s’était pas fait attendre révélant au passage que Peter Kazadi garderait une dent contre Jean-Marc Kabund qu’il considérait comme celui qui l’aurait empêché de devenir directeur de cabinet adjoint de Félix Tshisekedi.

« Bien que détenant les informations sensibles susceptible de nuire à leur carrière politique, je me refuse d’agir comme eux. Proche du président de la République, la décence m’interdit de me rabaisser à ce niveau », a à son tour déclaré Kazadi dans sa communication de ce vendredi.

Il soutient que son « combat n’est pas celui de postes » en ajoutant que tout le monde sait ce qu’il a eu à « refuser comme poste au nom du parti ». Il termine son propos par ce qui s’apparente à une pique « Augustin Kabuya, c’est mon frère, je connais donc ses limites ».

Peter Kazadi ajoute que son parti connaît plutôt un problème de droit parce que, soutient-il, « la loi sur le parti politique et les statuts de l’UDPS ne permettent pas aux intérimaires d’engager le parti ».

A lui de poursuivre, les statuts de l’UDPS, notre parti, exigent qu’il y ait un triumvirat en cas d’empêchement du président. Mais malheureusement dit-il, les circonstances ont voulu que le président signe un mandat spécial en attendant la mise en place dudit triumvirat.
« Malheureusement, le bénéficiaire de ce mandat en a usé pour outrepasser ses limites et nommer quelqu’un d’autre à son propre poste. Ce qui a créé une crise sans précédent au parti », a-t-il indiqué.

Pour lui, la crise aussi aiguë et persistante au sein de l’UDPS, considéré comme un patrimoine national, est une question épineuse qui ne peut être passée sous silence.

Ce qui nécessite impérativement poursuit-il, l’appel à l’implication de tous et particulièrement de nos millions de combattants victimes de ces agissements antidémocratiques d’un leadership autoproclamé qui trône par défi à la tête de notre parti. Et ce, en vue de sauver notre héritage commun nous légué par feu Étienne Tshisekedi.

Peter Kazadi

Lors d’un point de presse ce vendredi 1er novembre 2019, le député provincial, Peter Kazadi, élu de Kinshasa, a donné la lumière sur la pomme de discorde entre lui et l’actuel leadership à la tête du parti.

Pour l’ancien conseiller de feu Étienne Tshisekedi, à l’UDPS, il y’a un problème de droit qu’il faut régler au plus vite.

« A ce jour, la loi sur le parti politique et nos statuts ne permettent pas à l’actuel intérimaire d’engager le parti. Plusieurs décisions de justice attestent mes dires. Mon seul crime a été de sonner l’alerte à ce sujet », a-t-il déclaré.

A en croire Peter Kazadi, « ayant survécu à ses pères fondateurs, l’UDPS, notre héritage commun, n’a pas besoin d’hommes forts à sa tête, elle a plutôt besoin d’un leadership visionnaire et organisationnel fort capable de la guider vers sa destinée ».

« Loin d’être révélateurs des confidences entre frères, comme ils ont voulu le faire croire, les propos de médisance et les attaques qui ont été lancées contre moi récemment par ceux-là qui se servent abusivement des moyens de notre parti pour vilipender constamment d’autres cadres en contradiction avec leurs idées, sont la preuve d’un complot murement ourdi contre ma modeste personne », a-t-il déclaré.

Provinces26rdc

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