La mauvaise gestion, la corruption et le détournement de deniers publics sont devenus les mots clés dans les entreprises publiques en République Démocratique du Congo.
D’après l’Inspection générale des Finances, plus de 90% des entreprises publiques de la République Démocratique du Congo sont très mal gérées.
Jules Alingete, Inspecteur général chef de service de l’IGF se dit être dans l’incapacité d’indiquer exactement ce que l’État congolais perd en termes d’argent annuellement.
D’après lui, sur le 100% des fonds déboursés par le Gouvernement congolais dans les entreprises publiques, 70 % prennent des chemins détournés.
« Quand on débourse 100 dollars de fonds publics, la réalité est autour de 30% , regrette Jules Alingete selon qui 70% de l’argent public va dans les malversations et les détournements ».
Pour l’Inspecteur général de l’IGF, cela empêche l’Etat de mener des investissements permettant l’amélioration des conditions de vie des congolais.
Soulevant la question de 73 millions de dollars américains investis de 2019 à 2021 dans les travaux de construction des routes dans la capital congolaise, l’IGF fait un constat malheureux.
« Dans la ville de Kinshasa, sur les 73 millions de dollars investis dans les routes, moins du tiers est vraiment mis dans les travaux », avance Jules Alingete.
L’IGF rappelle notamment le détournement de plus de 200 millions de dollars américains occasionnant ainsi la débâcle du projet Bukangalonzo sur les 297 millions décaissés par le trésor public.
« Après inventaire du projet fait par l’IGF, nous avons évalué (l’investissement) existant autour de 80 millions de dollars et surtout le plus gros, la ligne électrique qui, à elle seule, a coûté 40 millions de dollars », a fustigé Jules Alingete.
« Ce qui nous fait dire que l’État a perdu plus de 200 millions de dollars notamment en surfacturation », conclut l’Inspecteur général de Finances, chef de service.
Zoom Eco /provinces26rdc.net
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