Jugé en procédure de flagrance le député Jean-Jacques Mamba (MLC) a vu son affaire être renvoyée au 27 mai 2020, pour lui permettre de comparaitre en toute quiétude.
Il y avait les arrestations des anciens Députés nationaux Diomi Ndongala et Franck Diongo sous le régime de Joseph Kabila. Il y a eu interpellation du Député national Jean-Jacques Mamba sous le régime de Félix Tshisekedi. Les uns et l’autre ont été jugés en procédure de flagrance, non sans susciter le débat sur la violation ou non de leurs immunités parlementaires.
Pour l’affaire qui fait l’actualité aujourd’hui, le mandat d’amener émis par le Parquet général près la Cour de cassation renseigne que Jean-Jacques Mamba est prévenu de « faux en écriture et usage de faux ». Lors de sa comparution, le rôle de la Cour de cassation signifiait qu’il s’agissait d’un acte commis en « flagrance »; d’où son arrestation immédiate malgré son immunité de parlementaire.
Au cours de son audience, la Cour a préféré suspendre les débats afin de permettre à l’inculpé de comparaitre assisté de son avocat et en toute quiétude. Sur avis Bernard Mikobi, premier Avocat Général près la Cour de Cassation, une mise en résidence surveillée a dès lors été ordonnée et la cause remise au mercredi 27 mai 2020.
Pneus brûlés devant le siège du MLC
A la suite de l’annonce de l’arrestation de leur député, les militants du Mouvement de la Libération du Congo ont commencé à brûler des pneus au siège de l’inter-fédéral de MLC sur l’avenue de l’enseignement à kinshasa pour contester contre la procédure d’arrestation de Jean-Jacques Mamba et réclamer sa libération.
La situation est redevenue peu à peu normale grâce à l’appel à la retenue des autorités du parti. Aucune présence policière n’a été signalée dans les parages.
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