RDC : recommandation aux institutions financières de publier une grille tarifaire de frais bancaires

Les institutions financières de la République démocratique du Congo (RDC) ont été appelées mardi à Kinshasa par le Réseau panafricain de lutte contre la corruption (UNIS) à publier une grille tarifaire de frais bancaires inclus dans la redevance de 100$ de la plaque d’immatriculation, dans sa publication d’analyse dénommé « KANYAKA-QUINZAINE », selon un communiqué consulté par l’ACP.

« L’état congolais, le ministère de finance, la Direction générale des impôts (DGI) et la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP), appelés à publier la base légale et une grille tarifaire unique de frais bancaires inclus pour la redevance de 100 $ (arrêté n°073/CAB/MIN/FINANCES/2025), sur la plateforme numérique et la souveraineté des données », a-t-on lu.

Selon la source, une plaque d’immatriculation sert à identifier un véhicule. Le contrat qui la produit, l’argent qu’elle génère et la base de données qu’elle alimente devraient être tout aussi identifiables.

« Ce numéro n’accuse personne d’avoir organisé un détournement : il établit ce que les documents publics permettent de suivre, et ce qu’ils ne permettent pas encore », a-t-il renseigné.

Il a recommandé également la publication intégrale du contrat Castillo Valere (BV) et le comparer au projet PPP de mars 2022, la publication d’un état mensuel des plaques produites, livrées et vendues, et des recettes réellement encaissées par le Trésor ainsi que de diligenter une enquête administrative sur les paiements de 350 à 900 $ rapportés dans la commune de Limete, avec publication des résultats adressées à quatre familles d’acteurs.

Le document précise que pour les autorités des contrôles et la justice, la publication d’analyse dénommé « KANYAKA-QUINZAINE », il a été recommandé de vérifier la régularité de l’insertion de Ray Group parmi les attributaires de 2024 et absente des prés qualifiés ainsi que d’auditer l’origine et la traçabilité des 3 millions de dollars d’avance réclamés par Castillo Valere à son intermédiaire local.

La source renseigne aussi que la société civile et les médias panafricains notamment : Le CNPAV, l’Odep et la Licoco, devraient documenter, ville par ville, l’écart entre tarifs officiels et montants réellement payés.

Les médias congolais et panafricains devraient prolonger l’enquête ouverte par Africa Intelligence, notamment sur le sort des attributaires évincés, a rapporté la source.

UNIS est engagé dans la transparence, la redevabilité et la bonne gestion des ressources et des finances publiques en Afrique. Il est membre de la coalition Le Congo N’est Pas À Vendre (CNPAV), qui documente et dénonce les dossiers de gouvernance et de marchés publics en RDC.

 

 

ACP/Provinces26rdc.com

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