Une proposition de décalage à 18 heures locales a été faite pour la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire, prévue le 15 septembre au Palais du Peuple, en raison de manifestations annoncées par une frange de l’opposition ayant boycotté le dialogue national, selon une correspondance consultée mercredi.
« Je sollicite que la cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale du 15 septembre 2026 soit organisée dans la soirée, soit à partir de 18 heures, plutôt qu’aux heures habituelles de la journée », a écrit le député national et président intérimaire du parti présidentiel, Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, dans cette correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale.
Dans sa lettre datée du 7 septembre 2026, l’élu de Mont-Amba a motivé sa demande par des considérations d’ordre sécuritaire et préventif. Il a fait état de manifestations de rue annoncées le même jour par certaines formations politiques de l’opposition et dont le Palais du Peuple pourrait, selon les informations en sa possession, constituer le point de chute.
« Sans méconnaître le droit pour tout citoyen congolais d’exercer pareilles activités, du reste garanties par la Constitution de la République, il y a lieu de penser à des risques de tensions, de provocations ou de confrontation avec les représentants du peuple se rendant au siège du Parlement », a-t-il souligné.
Augustin Kabuya a estimé que la concomitance entre ces manifestations et la rentrée parlementaire risque de compromettre la sérénité de la cérémonie. Il redoute également une instrumentalisation politique de la situation, susceptible de détourner l’attention du caractère institutionnel de l’événement.
« D’expérience politique, une telle situation pourrait être instrumentalisée pour porter atteinte à la sérénité de cette journée, à la dignité des honorables Députés Nationaux, ainsi qu’au caractère solennel de la rentrée parlementaire », a-t-il souligné.
Selon lui, cette organisation en soirée va permettre de respecter la date constitutionnelle et réglementaire de la rentrée parlementaire, tout en réduisant les risques de confrontation et en favorisant la mise en place d’un dispositif de sécurité approprié autour du Palais du Peuple.
La décision sur l’éventuel changement d’horaire relève désormais de la présidence de la chambre basse du Parlement, à qui la correspondance a été adressée, avec copie à la Première ministre, aux vice-Premiers ministres de l’Intérieur et de la Défense, au gouverneur de Kinshasa et au bourgmestre de Lingwala.
ACP/Provinces26rdc.com
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