RDC-Révision constitutionnelle : « Si notre peuple le décide, on va changer » (Jean-Claude Tshilumbayi)

Le peuple congolais détient seul le pouvoir de décider d’une éventuelle révision constitutionnelle, a indiqué lundi le premier vice-président de l’Assemblée nationale, dans une interview accordée à Radio France internationale.

« Si notre peuple le décide ainsi parce qu’il en a le pouvoir, on va changer la Constitution », a déclaré Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Pour lui, la modification de la Constitution constitue une prérogative souveraine du peuple, qui va devoir se prononcer au moment opportun sur l’éventualité d’une révision du texte fondamental.

Interrogé sur la possibilité que cette réforme permette au Président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat en 2028, il a estimé que cette hypothèse relève également de la volonté populaire, si celle-ci s’exprime par référendum.

S’agissant de la proposition de loi Ngondankoy, retourné au Parlement pour une seconde lecture par le Chef de l’Etat après la déclaration de conformité par la Cour constitutionnelle, M. Tshilumbayi a indiqué que le dossier figure parmi les priorités de cette session de septembre.

Le premier vice-président a défendu également les prérogatives du Chef de l’État dans la définition du cadre du dialogue national.

« Le dialogue n’est pas une institution au Congo », a-t-il relevé, estimant que son organisation relève des compétences du Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions.

Il a rejeté l’idée d’un processus destiné au partage du pouvoir, estimant que le dialogue ne doit pas servir à remettre en cause les institutions issues des élections.

Concernant la participation du M23, M. Tshilumbayi a défendu son exclusion du dialogue national en raison de son caractère armé et de son soutien présumé à un État étranger.

« On ne peut pas aller autour d’une table républicaine, Kalachnikov en main », a-t-il déclaré, renvoyant la question sécuritaire aux mécanismes internationaux et diplomatiques engagés.

S’agissant de la participation du Front commun pour le Congo (FCC), plateforme politique de l’ancien président Joseph Kabila, le premier vice-président a toutefois distingué les responsables qui soutiennent la rébellion de ceux qui pourraient s’en désolidariser.

« S’ils sont de ces personnes qui savent être capables de se désolidariser de cette pratique, de ce recours récurrent aux armes, alors bien évidemment, ils peuvent être invités », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, il a rejeté les accusations de répression à l’endroit de l’opposition, en rassurant que « la liberté de manifester dans un État démocratique comme le Congo est absolument garantie ».


ACP / Provinces26rdc.com

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