La neutralisation des FDLR demeure l’un des dossiers sensibles du processus de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Alors que Kinshasa met en avant un protocole visant le désarmement et la démobilisation de ces combattants, Washington réclame désormais des mesures concrètes pour transformer cette initiative en résultats sur le terrain.
S’exprimant le mardi 13 octobre 2026 devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur américain Jeffrey Bartos a salué les efforts engagés par les autorités congolaises, tout en insistant sur la nécessité de clarifier les modalités opérationnelles du plan. Il a également rappelé que toute coopération entre les FDLR et des éléments des Forces armées de la RDC devait cesser immédiatement.
Le diplomate a par ailleurs salué le rapatriement de plus de 120 anciens combattants des FDLR et de leurs familles, avec l’appui de la MONUSCO. Washington exhorte ainsi Kinshasa à accélérer la mise en œuvre de son programme de désarmement, démobilisation et cantonnement, en coordination avec la mission onusienne ainsi qu’avec les partenaires régionaux et internationaux.
Signé sous la facilitation des États-Unis, l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda prévoit notamment la neutralisation des FDLR et le retrait des forces rwandaises du territoire congolais. Kinshasa présente son protocole de démobilisation comme un moyen de répondre aux préoccupations sécuritaires exprimées par Kigali.
Le Rwanda conteste toutefois cette démarche, estimant que l’accord prévoit la neutralisation du groupe armé sans imposer nécessairement un protocole distinct de désarmement, de démobilisation et de cantonnement. Ces divergences compliquent l’application des engagements réciproques, alors que les violences persistent dans l’Est du pays.
Au-delà du dossier des FDLR, les États-Unis invitent Kinshasa et Kigali à profiter de la prochaine conférence de planification du Mécanisme conjoint de coordination en matière de sécurité, prévue en octobre, pour définir des actions concrètes. Ce cadre doit notamment favoriser le partage d’informations et faciliter l’exécution des engagements contenus dans les accords de Washington.
Pour Washington, l’enjeu est désormais de dépasser les déclarations diplomatiques et de parvenir à des avancées vérifiables. Mais entre les divergences d’interprétation, les accusations réciproques et la poursuite des hostilités, la mise en œuvre effective des engagements de paix reste un défi majeur pour les deux pays et pour la stabilité de la région des Grands Lacs.
b one/Provinces26rdc.com
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