Ce jeudi 30 avril 2026, le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme, Jean-Claude Katende, a salué,les sanctions imposées par les États-Unis contre l’ancien président congolais Joseph Kabila.
Les autorités américaines accusent ce dernier d’apporter un soutien aux rebelles du Mouvement du 23 mars, actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Pour ce défenseur des droits humains, cette décision constitue un tournant dans la reconnaissance internationale des responsabilités présumées dans la crise sécuritaire qui affecte la région des Grands Lacs.
Il estime que ces sanctions viennent renforcer les soupçons pesant sur l’ancien chef de l’État quant à son implication présumée dans le conflit.
« Je salue les sanctions des États-Unis contre l’ancien président Joseph Kabila. Ceci est une autre preuve qui appuie la thèse selon laquelle notre ancien président serait impliqué dans l’agression du Congo par le Rwanda, avec la complicité de l’AFC/M23 », a déclaré Jean-Claude Katende.
Au-delà de cette prise de position, le président de l’Asadho appelle à une mobilisation accrue contre l’impunité. Il insiste sur la nécessité pour toutes les personnes impliquées, de près ou de loin, dans les violations des droits humains et le pillage des ressources naturelles, de répondre de leurs actes devant la justice.
« Il est impératif que tous ceux qui sont impliqués dans la violation des droits humains et le pillage des ressources naturelles de notre pays, qu’ils appartiennent au pouvoir en place ou aux groupes armés comme l’AFC/M23, rendent des comptes devant la justice, tôt ou tard », a-t-il martelé.
Signalons que la situation sécuritaire demeure préoccupante dans l’Est du pays, cette annonce américaine pourrait relancer le débat sur les responsabilités individuelles et les mécanismes de redevabilité, tant au niveau national qu’international.
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