RDC : un parti politique appelle à recentrer le dialogue national sur l’intégrité territoriale

Le dialogue national inclusif préconisé par le Président Félix Tshisekedi doit être recentré sur la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale, a soutenu un ancien ministre des Affaires étrangères et président national du Parti social-démocrate vert (PSDV), dans un communiqué publié mercredi sur X. « Le parti social-démocrate vert a suivi avec attention toute particulière l’annonce de l’organisation prochaine d’un dialogue politique inclusif en RDC.

A ce propos, le parti social-démocrate vert salue la volonté exprimée par le Chef de l’Etat d’engager des concertations avec l’ensemble des forces sociales et politiques de la nation. Cette démarche a pour vocation la consolidation de la cohésion nationale en privilégiant la réflexion collective, indispensable à la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de notre pays », a déclaré Léonard She, cité dans le communiqué. L’ancien chef de la délégation gouvernementale au Dialogue inter congolais de Sun City et signataire de l’Accord global et inclusif de 2002 a salué la volonté du Chef de l’État d’engager des concertations avec les forces politiques et sociales du pays, tout en estimant que ces assises doivent répondre en priorité à la crise sécuritaire qui affecte la RDC.

Pour Léonard She Okitundu, le dialogue ne doit pas perdre de vue la cause principale de la crise que traverse le pays. « Ce forum ne saurait se méprendre sur la cause fondamentale de la crise actuelle : l’agression injuste dont notre pays est victime », a-t-il ajouté. À cet effet, il a recommandé que les termes de référence du dialogue accordent une place centrale à la constitution d’un large bloc patriotique contre l’agression, tout en permettant d’aborder les principales questions de politique intérieure. Le président nationale du PSDV a également préconisé que les assises se tiennent sur le territoire national.

S’agissant de la composition du dialogue, Léonard She a réaffirmé son attachement au principe d’inclusivité, avant de plaider pour des modalités de participation ‘’réalistes et structurées’’. Par ailleurs, il a proposé d’associer les représentants de la majorité, de l’opposition non armée, de la société civile ainsi que des personnalités politiques.

Concernant les groupes armés, l’ancien chef de la délégation gouvernementale au Dialogue inter congolais de Sun City a estimé que les discussions devraient s’inscrire dans le prolongement des processus de Doha et de Washington, sans remettre en cause l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Un rôle central pour le Chef de l’État Léonard She Okitundu a également estimé que le Président de la République devait assurer un rôle de premier plan dans l’encadrement du dialogue, en sa qualité de garant de l’unité nationale, conformément à l’article 69 de la Constitution. Il a recommandé la désignation d’une personnalité crédible pour assurer la facilitation des travaux, avec l’appui des principales confessions religieuses.

L’ancien signataire de l’Accord global et inclusif de 2002 a également préconisé la participation de l’Union africaine et de l’Organisation des Nations unies en qualité d’observateurs afin d’accompagner le processus et de soutenir la mise en œuvre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité. L’ancien ministre des Affaires étrangères a enfin réaffirmé sa disponibilité à contribuer à la réussite du Dialogue politique national inclusif et à soutenir toute initiative visant le rétablissement de l’intégrité territoriale de la RDC.

ACP/Provinces26rdc.com

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