Reconnaissance du Génocide congolais : « la Communauté internationale a le devoir de soutenir cette démarche » (Président Tshisekedi)

La Communauté internationale a été appelée, samedi, à soutenir moralement et politiquement la démarche de la République démocratique du Congo visant à reconnaitre le Génocide commis sur son territoire nationale afin d’établir la vérité longtemps occultée, lors de la commémoration de cette journée à Kinshasa.

« A la veille de l’installation d’une commission d’enquête indépendante sur les massacres perpétrés dans cette région, je lance un appel solennel à la communauté internationale. Elle a le devoir moral et politique de soutenir cette démarche essentielle pour établir la vérité. Elle a le droit  de donner la justice aux victimes et jeter les fondements d’une paix durable fondée sur la mémoire et la responsabilité partagées », a déclaré Félix Tshisekedi, Président de la RDC.

« Et si le monde hésite encore à reconnaître cette tragédie pour ce qu’elle est un génocide +rampant+, nous n’attendrons pas que d’autres valident notre douleur. Nous en sommes les premiers témoins, nous en serons les premiers artisans de justice », a-t-il insisté.

Dans son allocution, le Chef de l’Etat a déploré la continuation des massacres commis dans la nuit du 26 au 27 juillet dernier à Komanda en Ituri, qui selon lui, piétinent les effets de paix entrepris à travers  notamment, l’accord de Washington.

« Le massacre survenu il y a quelques jours, encore dans les environs de Djugu, en en Ituri (nord-est) de la RDC, en est une parfaite illustration. Selon les Nations Unies, plusieurs dizaines de paysans ont été froidement assassinés alors qu’ils cultivaient leurs champs. Ce drame vient cruellement nous rappeler que le Genocost n’est pas qu’un épisode du passé. Il continue de se perpétuer dans le silence et l’indifférence. Il menace, à chaque instant les efforts de paix que nous avons engagés avec détermination. Il met en péril l’élan historique impulsé par l’accord de Washington, conclu sous l’égide du président Donald Trump, pour mettre un terme à près de trois décennies de violences, à l’est de notre pays »,  a fustigé le Président de la République.

Face à toutes ces menaces, a dit Félix Tshisekedi, le silence que garde son pays résonne comme un cri, un appel à la justice et rappelle qu’au-delà de chaque chiffre, il y a une vie brisée, un rêve éteint et une destinée arrêtée. « C’est à nous, héritiers de cette mémoire, qu’il revient de la préserver, de l’élever et d’en faire le socle d’une action lucide, responsable et irréversible », a-t-il conclu.

Cette cérémonie a connu la participation de plusieurs personnalités, entre autres, les membres du gouvernement et quelques représentations diplomatiques.

 

ACP/Provinces26rdc.com

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