Dans un revirement spectaculaire qui résonne comme un signal politique fort, l’UEFA a annoncé, hier jeudi 11 juin, la nomination de l’arbitre international somalien, Omar Artan, à la direction de la prochaine finale de la Super coupe d’Europe. Ce choc, prévu le 12 août prochain à Salzbourg en Autriche, opposera le Paris Saint-Germain à Aston Villa.
Cette décision intervient après que l’officiel de 34 ans a été interdit d’accès et refoulé, samedi dernier, par les services d’immigration à l’aéroport international de Miami, alors qu’il avait été sélectionné par la FIFA pour officier lors de la Coupe du Monde 2026 co-organisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada. Pour justifier ce refoulement, un responsable du Département d’État américain a évoqué de prétendus liens de l’arbitre avec des » personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes « , une mesure qui a suscité une vive indignation en Somalie, où Omar Artan a été accueilli en héros à son retour à Mogadiscio.
Un geste de respect de l’UEFA en collaboration avec la CAF
Face à ce blocage, les instances du football européen ont choisi de tendre la main à l’officiel africain. Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, a fermement soutenu cette désignation : » Le football est fait pour rapprocher les gens, et l’UEFA souhaite témoigner son respect à Omar et à ses remarquables qualités d’arbitrage « . Selon l’instance européenne, cette nomination historique s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération récemment signé avec la Confédération Africaine de Football (CAF), visant à promouvoir le développement de l’arbitrage et les valeurs fondamentales d’égalité, d’unité et de non-discrimination sur la scène internationale.
La réaction de Gianni Infantino
Interrogé sur cet incident qui prive le Mondial d’un de ses arbitres sélectionnés, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a exprimé ses regrets tout en affichant son impuissance face aux lois américaines lors d’une conférence de presse à Mexico.
» C’est malheureux ce qui lui est arrivé, mais nous ne contrôlons pas tout « , a tempéré le patron de la fédération internationale. Il a rappelé que bien que la FIFA cherche constamment des solutions, elle se doit de respecter la souveraineté des gouvernements et des forces de police, confessant que l’instance n’a pas le pouvoir de régner sur les décisions des États.
La Tempête des Tropiques / Provinces26rdc.com
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