La révision de la Constitution en République démocratique du Congo est au cœur de l’actualité politique, relancée par des déclarations de figures influentes du pays. Le Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya, et André-Alain Atundu, ancien porte-parole de la Majorité présidentielle sous Joseph Kabila, ont récemment évoqué la nécessité de revoir certaines dispositions de la Constitution.
Lors d’une intervention publique, Augustin Kabuya a rappelé qu’en 2006, une promesse avait été faite à la population de revisiter la Constitution une fois au pouvoir. Selon lui,
“Il y a beaucoup de choses qu’on doit revoir dans notre Constitution. Quand vous regardez les États-Unis ou la France, lorsqu’ils révisent leurs constitutions, cela ne pose pas de problème. Pourquoi ici les gens sont très agités ?”
Cette déclaration souligne l’intention de l’UDPS d’engager une réforme constitutionnelle pour adapter les institutions aux réalités du pays.
Dans la même lignée, André-Alain Atundu, ancien allié de l’ex-président Joseph Kabila, a exprimé son soutien à une révision constitutionnelle. Il a souligné que « toutes les dispositions constitutionnelles peuvent être révisées », insistant sur la nécessité de repenser la durée du mandat présidentiel en RDC. Selon lui,
“Le Président ne fera pratiquement rien en 4 ans. Le mandat présidentiel doit tenir compte des réformes exigées par notre pays. Certainement, 5 ans de mandat, c’est peu”.
Cette prise de position marque un consensus naissant autour de la révision de la durée du mandat présidentiel. Ces propositions ont suscité un débat intense dans le pays, alors que la population et les acteurs politiques réagissent à l’idée de toucher à la Loi fondamentale. Certains considèrent cette initiative comme un impératif pour moderniser la gouvernance, tandis que d’autres y voient une tentative de manipulation politique.
Perfection 243 / Provinces26rdc.com
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