Les combats mettant aux prises les éléments de l’AFC/M23 aux combattants Wazalendo, engagés aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), se sont poursuivis jeudi 15 janvier dans le groupement de Bukombo, territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
D’après des témoignages recueillis sur place, des échanges de tirs impliquant des armes lourdes et légères ont été signalés dès les premières heures de la matinée, notamment dans la localité de Bumbasha, située à proximité de Mweso. Les affrontements se seraient ensuite déplacés vers le Jardin théicole de Ngeri, dans la localité de Mubirubiru, où l’AFC/M23 ferait face aux Wazalendo affiliés au Collectif des mouvements pour le changement (CMC).
Au fil de la matinée, des coups de feu ont également été entendus à Bwiro ainsi que dans les plantations de Senki, le long de la route reliant Mweso à Kashunga. Les mêmes sources assurent que ces violences armées se prolongent depuis trois jours.
La veille, plusieurs localités de la chefferie de Bwito avaient déjà été touchées, dont Kitunda et Nyarubande dans le groupement Kihondo, ainsi que Bumbasha et ses alentours dans le groupement de Bukombo. Des informations locales évoquent par ailleurs le recours à des drones explosifs par les groupes en confrontation.
Sur le plan humain, plusieurs civils, y compris des déplacés internes, ont été blessés dans les villages de Bumbasha, Kivuma et Kanyangohe. Une autorité coutumière locale souligne qu’il reste ardu de dresser un bilan fiable, de nombreuses familles ayant été contraintes de fuir, certaines étant aujourd’hui sans nouvelles de proches.
Lubero : au moins neuf civils tués lors d’attaques attribuées aux ADF
Au moins neuf civils ont été tués lors d’attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Selon des sources locales, les assaillants ont attaqué deux villages. À Kasalala, près de Byambwe, quatre personnes ont été tuées, tandis qu’à Mausa, dans le groupement Mwenye, cinq autres civils ont perdu la vie.
Les victimes étaient principalement des cultivateurs surpris par les assaillants alors qu’ils travaillaient dans leurs champs.
La société civile locale dénonce l’inefficacité des dispositifs de sécurité sur place.
« Les faits se sont produits en présence des Wazalendo de l’UPLC, censés nous protéger. Cette fois-ci, nous exigeons leur départ ; sinon, nous quitterons le village », a déclaré Jérémie Muthano, président de la société civile de la zone.
Ouragan / Radiookapi / Provinces26rdc.com
Laisser un commentaire