Cinq jours après la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, facilité par Washington, maître Magloire Kasongo a pris la parole. Le secrétaire général du parti Autre vision du Congo (AVC) évoque la fin d’une ère sanglante et salue une victoire diplomatique historique du président Félix Tshisekedi. « Sans faire la guerre, Fatshi met fin à la guerre », a-t-il résumé dans les colonnes d’Ouragan.
Cinq jours après la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, facilité par Washington, maître Magloire Kasongo a pris la parole. Le secrétaire général du parti Autre vision du Congo (AVC) évoque la fin d’une ère sanglante et salue une victoire diplomatique historique du président Félix Tshisekedi. « Sans faire la guerre, Fatshi met fin à la guerre », a-t-il résumé dans les colonnes d’Ouragan.
Cet engagement entre Kinshasa et Kigali met un terme à près de trente ans de conflits, marqués par des massacres à répétition, des déplacements massifs de populations et l’exploitation illicite des ressources naturelles. Le membre de la majorité estime que le chef de l’État a su désamorcer les tensions grâce à une offensive diplomatique décisive, mettant fin à trois décennies d’hostilités alimentées par des prétextes sécuritaires infondés. Le Rwanda, affirme-t-il, ne pourra plus utiliser l’est de la RDC comme levier d’influence stratégique.
Parmi les avancées de ce compromis figure l’interdiction explicite de toute forme de soutien militaire ou logistique aux groupes armés. L’arrangement impose également le respect strict de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de deux États. Pour l’avocat, cette stipulation est un verrou juridique qui prive durablement les rébellions comme l’AFC/M23 de toute couverture régionale.
Le désengagement des troupes rwandaises, prévu dans la convention, explique l’homme de droit, vide de sa substance la rébellion de Nangaa, que l’administration Tshisekedi considère d’ailleurs comme la principale force de déstabilisation dans l’est. Privé d’appui extérieur, renchérit-il, le groupe armé est appelé à changer de registre et à entamer une démarche exclusivement politique, s’il souhaite exprimer des revendications dans un cadre légal.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, le secrétaire général du parti Autre vision du Congo (AVC) souligne l’intérêt économique de l’accord, qu’il qualifie de « partenariat gagnant-gagnant ». Pour lui, l’implication directe des investisseurs américains dans la région représente une véritable opportunité. Elle pourrait, a-t-il poursuivi, impulser un développement local basé sur la création d’infrastructures, l’emploi et la valorisation du potentiel minier congolais, longtemps objet de convoitise et de conflit.
Face à cette avancée, le cadre de l’Union sacrée (coalition au pouvoir) pense que le contexte actuel exige la formation d’un gouvernement de cohésion nationale. Une telle configuration, martèle-t-il, permettrait de renforcer la stabilité institutionnelle, d’accélérer la mise en œuvre des réformes et de garantir l’exécution cohérente du programme présidentiel.
Par conséquent, Magloire Kasongo en appelle à une responsabilité collective pour transformer cette victoire diplomatique en fondement durable pour la reconstruction nationale.
Ouragan / Provinces26rdc.com
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